
Que serions-nous sans nos parents ? La question existentielle nombre fois posée, car nous avons tous que nous leurs devons, la vie, l’éducation, les sacrifices grâces aux efforts qu’ils ont consentis ainsi que tout ce qu’ils nous ont apporté jusqu’à que nous arrivât à l’âge adulte. C’est qui explique dans une très large mesure la reconnaissants de bon nombre de jeunes qui s’exprime par la prise en charge de leurs aînés. C’est le cas, en effet, d’Ashfaq Boojhawon qui a décidé de vouer tout son temps à sa mère qui mène un combat contre une tumeur au cerveau.
Âgé de 34 ans, Ashfaq Boojhawon n’a effectivement pas hésité à mettre sa vie de côté pour s’occuper de sa mère, qui espère arrivée au bout de cette tumeur. Une tumeur que Mooktee Jeebun, aussi connu sous le nom de Mayan, a développée sans le savoir depuis maintenant plus de 25 ans. Selon les recoupements d’informations, c’est l’an dernier alors que l’état de santé de Mooktee s’est détérioré, que la tumeur a été découverte.
Selon les explications d’Ashfaq Boojhawon, les premiers symptômes qui ont apparu lorsque Mayan avait des pertes de mémoire. Au départ, son fils croyait que cela était dû au vieillissement de sa mère, mais Ashfaq Boojhawon a vite déchanté en voyant la santé de sa mère se détériorer à une vitesse vertigineuse.
En décembre 2020, l’implacable diagnostic tombe après des analyses et la présence d’une masse cancéreuse est décelée au niveau du cerveau de Mayan. Une tumeur qui mesure aujourd’hui la taille d’une pomme et qui s’est propagée dans d’autres cellules présentes autour du cerveau selon Ashfaq Boojhawon. À ce stade de la maladie et selon l’avis des médecins aucune intervention chirurgicale n’est conseillée. Cette mère courage, qui autrefois débordait d’énergie, s’est alors retrouvée clouée sur un lit entre quatre murs.
Outre le fait que cette nouvelle a eu l’effet d’une bombe, elle a aussi entraîné une descente aux enfers pour cette famille. En 2021, après une crise d’épilepsie Mooktee Jeebun perd alors l’usage de la parole et se retrouve contraint de communiquer par des signes de tête. De là, les médecins ont évalué sa condition et ont recommandé l’application d’une sonde pour son alimentation. Une situation qui a changé son mode de vie. Mayen a donc, depuis besoin du soutien et l’aide permanant de son fils. La mère de ce dernier se nourrit désormais uniquement grâce à des suppléments alimentaires que l’on ne retrouve qu’en pharmacie.
Au stade où en sont les choses, Ashfaq s’occupe de tout à la maison. Le ménage, faire les courses, donner à manger à sa mère, changer ses couches et tout ce qui vient avec. Sans compter que sa mère a besoin de lui en permanent. C’est la raison pour laquelle cet homme de 34 ans a mis sa vie en parenthèse pour s’occuper de sa mère comme il se doit.
Des dispositions hors du commun que s’attelle à réaliser ce jeune homme, faute d’alternatives et de moyens. En effet, le revenu net de cette famille s’élève a seulement Rs14 000 par mois, mais les dépenses vont bien au-delà de cette somme nous dira Ashfaq. Rien que le loyer, les factures, les provisions, les pansements, les couches entre autres sont les dépenses qui s’élève à hauteur de Rs 20 000, qu’Ashfaq doit s’acquitter mensuellement.
Des fois, il est contraint de dormir le ventre vide, et doit compter sur son entourage pour avoir de quoi manger. Mais comme un malheur ne vient jamais seul Ashfaq accumule les dettes qu’il n’arrive pas à rembourser. La SMP lance, de ce fait, un pressent appel à la générosité des Mauriciens pour lui venir en aide à ce jeune homme courageux.
D’ores et déjà, l’association se chargera d’apporter une aide à cette famille et le cas sera abordé ce mercredi 12 janvier lors de l’émission Anou Marye Pike.