Cela fait maintenant quatre ans que Seewani Etwa a dû mettre un terme à ses activités professionnelles après avoir été diagnostiqué d’une maladie incurable. C’est en 2018 que ses symptômes ont commencé à se manifester, surtout avec des lésions cutanées au niveau des doigts et des orteils. Après s’être rendue à l’hôpital pour s’enquérir de la situation, son diagnostic tombe et révèle qu’elle est atteinte de la Sclérodermie. Elle suit, dorénavant, des traitements lourds et contraignants, à base de cortisone.

Pour ceux qui ne le savent pas, la Sclérodermie est une maladie auto-immune, encore méconnue et incurable, qui cause des dérèglements du système immunitaire. Surnommée la maladie qui momifie, cette pathologie se caractérise par une surproduction de collagène qui provoque une cicatrisation excessive des différents organes. Des complications qui ont obligé Seewani Etwa à mettre un terme à ses activités professionnelles, sur avis de ses médecins. Une contrainte majeure pour cette mère de famille qui élève, avec l’aide de sa mère, ses deux filles âgées de 22 et 17 ans.

Depuis, elle bénéfice d’une allocation de subsistance de Rs 3000 auprès de la sécurité sociale. Une somme d’argent qui ne suffit pas à subvenir aux besoins de sa famille. Par faute de pouvoir arrondir ses fins de mois, et sur l’avis de ses médecins traitant, elle a enclenché les démarches pour obtenir une pension d’invalidité. Une démarche qu’elle a initié quatre ans de cela, dans l’espoir de pouvoir obtenir une aide de l’état. Hélas, ses sollicitations sont restées vaines.

Les responsables du Board médical du ministère de la Santé, avancent qu’elle ne serait pas éligible pour bénéficier de cette pension. Un dénouement défavorable pour Seewani Etwa qui, après quatre ans d’attente, ne sait plus à quelle porte frapper. Dans l’espoir de trouver une solution à son problème, elle s’est tournée vers l’association Solidarite Marye Pike pour tenter de faciliter ses démarches auprès de l’organisme.