La crise sanitaire a aggravé la précarité. Une précarité qui frappe principalement les femmes, notamment des mères célibataires, qui n’ont plus les moyens de nourrir leurs enfants en bas âge. D’autres, victimes de violences conjugales, ou d’une succession de partenaires, qui choisissent d’élever seules leurs enfants. Mais qui sont souvent confrontées à des défis sociaux lorsqu’elles fondent une famille, selon leurs propres conditions. Et celles qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts. Beaucoup ont des emplois à temps partiel, et se sont endettées pour survivre depuis le premier confinement. Elles vivent désormais sous le seuil de pauvreté.
Depuis mardi, le centre de la Solidarite Marye Pike de Chebel a été pris d’assaut par 13 enfants, tous de cette région et de Résidence Barkly. Certains parents ont perdu leurs emplois durant le confinement. Une urgence humanitaire qui bouleverse Lynemay Touche, notre soldate responsable de cette région. « On a réalisé que ces femmes ne parvenaient plus à nourrir leurs enfants, au risque de s’évanouir. Un drame qui se joue chaque jour, à cause de la sous-alimentation. Un effroyable constat ! », confie Lynemay Touche, lors de son intervention dans l’émission Anou Marye Pike de ce vendredi 8 avril.
Notre soldate lance un appel à la solidarité envers la population pour venir en aide à ces enfants. Notre association, poursuit-elle, aide déjà au niveau de l’alimentation. Mais l’aide alimentaire des enfants est un maillon essentiel de la chaîne de solidarité. Un enfant âgé d’un an ne mange pas la même chose qu’un enfant de 10 ans, précise Lynemay Touche. C’est compliqué à organiser.
Si le cas de ces enfants vous interpelle, vous pouvez prendre contact avec l’association sur le 4604716 ou le 4604717. Vous pouvez également contacter Lynemay Touche sur le 5 4782482.