
C’est en larmes qu’elle s’est confiée à nous, au téléphone. Cette habitante de Médine Camp de Masque ne sait plus vers qui se tourner pour avoir de l’aide. Christelle (prénom fictif), 38 ans, mère célibataire, nous a expliqué qu’elle a quatre enfants. Son fils de 21 ans s’est marié et ne vit plus avec elle. Par contre, sa fille 18 ans, son fils de 15 ans et sa benjamine de 3 ans habitent avec elle. Elle s’est séparée du père de ses enfants.
La situation financière de cette famille est critique. Christelle ne peut pas travailler à plein temps a cause de sa dernière. Pourtant, ce n’est pas l’envie qui lui manque, puisqu’elle veut sortir de la pauvreté et pouvoir donner à ses enfants ce dont ils ont besoin. Elle a essayé de faire admettre dans les écoles de la localité. Toutefois, les deux établissements qu’elle a contactés lui ont dit que sa fille était encore trop petite. En ce qui concerne de la possibilité de placer sa fille dans une garderie, elle nous a expliqué qu’elle n’a pas les moyens pour le faire.
La trentenaire habite dans une maison que lui a cédée sa mère. Cette dernière essaie, autant que possible, de lui venir en aide, mais elle aussi a des soucis. Elle est cardiaque et doit faire provision, tous les mois, pour s’acheter des médicaments qui ne sont pas disponibles dans les hôpitaux publics. La dame de 64 ans doit, en effet, dépenser une somme mensuelle de Rs 3 000 pour ces médicaments.
Depuis 5 mois, Christelle et ses enfants vivent dans le noir. Ses factures d’électricité se sont accumulées jusqu’à Rs 18 000, et là, avec les paiements qu’elle a effectués, il lui reste Rs 12 000 encore à payer. Du côté du CEB, on lui a fait comprendre que sa connexion ne sera pas rétablie tant qu’elle ne s’est pas acquittée pas de la totalité de la somme.
La grande fille de Christelle vient tout juste de prendre un emploi dans un centre d’appels. Son fils de 15 ans, lui, perçoit une aide sociale de Rs 4 000 par mois. Les samedis, lorsque sa fille est à la maison, elle fait le ménage chez ses voisins qui la sollicitent, mais ce n’est pas toutes les semaines qu’ils font appel à elle. Toutefois, elle n’arrive à faire grand-chose avec ce qu’elle perçoit. ‘’De fwa mo pena manze pou avoy mo garson lekol. De fwa ou bizin garde latet lor ou zepol akoz ou zenfans, me li pa facil’’, nous a-t-elle dit, avant de fondre en larmes.
Christelle cherche de l’aide pour avoir des provisions, un lit et une armoire. ‘’Mo pa bizin dimoune vine donn mwa larzan. Mo conne lavi ine vinn dificil. Si mo zis kapav gayn enn cou de pouss. Inpe manze, enn lili, enn larmwar et si zot kapav ed mwa dan bane problem ki mo pe passe’’, nous dit-elle. Si vous pouvez venir en aide à Christelle, envoyez-nous un message via notre page Facebook.