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À 38, alors qu’elle aurait dû être en train de croquer la vie à pleines dents, Rachel Mirena n’arrête pas de faire face à des épreuves. À tel point qu’elle a déjà perdu deux de ses 4 enfants, ce qui n’a pas aidé cette mère de famille de La Caverne, Vacoas. Aujourd’hui, elle se voit dans l’obligation de suivre un traitement à l’hôpital Brown Sequard et aussi avec un médecin du privé, pour soigner son état dépressif et avec le temps, elle a aussi développé de l’hypertension et le diabète.

En effet, comme le dit l’adage, la vie n’a pas fait de cadeau à Rachel Mirena qui grandi seule ses deux enfants, dont un fils de 6 ans et autiste. « Mo fine tellement passe dans ban épreuve dans mo la vie qui zordi mo zist pe surviv. La mort mo deux enfants fine bien affectés moi. À cause sa mo pas capave travail, pou occupe mo ban zanfant kouma bizin », dira cette jeune femme, dont la voix semble marquée par les épreuves et les coups.

Elle a frappé à la porte de la Solidarité Marye Pike parce qu’elle n’arrive pas à joindre les deux bouts, avec sa modique pension de Rs 10 000 qu’elle reçoit de la Sécurité sociale. « Ou même ou koné ki manière la vie difficile. Mo bizin paye Rs 4 300 mo loyé la case. Après sa pas reste narien pour viv. Mo garçon qui ena 16 ans fine bizin arrete lekol depuis la mort so frère ek so sœur. So la tête fatigué, li fine essayé travail mais li pas pé capave », raconte une Rachel, amère de sa situation. Comme un malheur ne vient jamais seul, cette habitante de Vacoas a perdu père et mère en l’espace d’un mois, l’année dernière. Deux personnes qui lui étaient d’une grande aide pour mener sa petite vie.

De ce fait, Rachel cherche, désormais, à faire des économies pour affronter la vie. Une des économies qu’elle pense pouvoir faire, c’est de ne plus payer un loyer de plus de Rs 4 000. Pour y parvenir, elle a frappé à la porte de la SMP pour chercher de l’aide, afin de construire une petite maison en tôle sur un terrain situé à La Marie et que ses parents ont laissée en héritage, à elle et sa sœur.

« J’ai un peu de matériaux, que ce soit des feuilles de tôles et du bois. Mais je n’ai pas d’argent pour assurer la construction de la maison. Si un bon samaritain pouvait me venir en aide, cela changerait ma vie », a émis comme vœux Rachel en ce début de l’année 2023. Notre interlocutrice cherche aussi de l’aide pour son fils autiste qui a besoin de deux chemises blanches de taille L, pour aller à l’école et une personne qui saura l’aider à plus se développer. « Mon fils est autiste et va pour l’heure dans une école adaptée, la CEDEM. Il n’est pas une personne retardée mais en avance sur son temps et on a dit que cela crée de la confusion dans son esprit. Donc si une personne qui entend mon appel peut aider mon fils, je serai hyper contente », lâche-t-elle.

Si vous pensez être en mesure d’aider Rachel, vous pouvez l’appeler sur le 5 923 28 14. Toute aide serait la bienvenue.