
Du haut de ses 7 ans, Raphaël est une véritable boule d’énergie. Selon sa mère, Émilie Ansline, 28 ans, il ne peut se tenir en place, que soit à la maison ou à l’école. Par ailleurs, les jours d’école, le petit est obligé de prendre des cachets pour pouvoir se concentrer en classe. ‘’Il est intelligent. Il a même dû passer de la Grade 1 à la Grade 2, mais il s’ennui toujours en classe. Il est hyperactif et ne se tient pas à sa place. Je voudrai tant pouvoir l’aider à canaliser son énergie ! ’’, nous a raconté Émilie.
Le soir, Raphaël n’arrive pas facilement à trouver le sommeil. Émilie fait de son mieux, durant la journée, pour l’occuper afin qu’il puisse arriver à s’endormir le soir. Toutefois, elle se sent dépassée et voudrait avoir un encadrement professionnel pour l’aider avec son fils. Raphaël a été diagnostiqué avec un ‘mild autism’ par le SEDAM (Service d’Évaluation et de Diagnostique de l’Autisme à Maurice). Il a besoin de suivre des séances de thérapie, mais cela a un coût ; Rs 1 000 par session. Une somme qu’Émilie n’a pas.
En effet, Émilie n’a pas un emploi fixe. Elle vient d’obtenir son divorce, après trois ans de séparation. Cette habitante de Tyack est aussi mère d’une fille de 4 ans. Avant la Covid-19, elle était technicienne de laboratoire. Toutefois, son contrat n’a pas été renouvelé après le confinement. Entretemps, elle fait des petits boulots ici et là, majoritairement en tant que femme de ménage dans la région. Émilie vit chez sa mère, avec ses enfants. Cette dernière n’est pas mariée et elle est femme de ménage également.
Émilie Anseline lance, aussi, un appel pour trouver un emploi. Elle dit pouvoir travailler comme réceptionniste et peut occuper un quelconque poste administratif. À savoir que la jeune femme a lancé un ‘crowd funding’ pour pouvoir financer la thérapie de Raphaël.