Ludovic Prosper aurait pu trouver la mort le 27 janvier dernier, alors qu’il se trouvait sur un chantier à livrer des pilonnes en métal. Il s’en est sorti avec de graves blessures à l’un de ses pieds et se retrouve plâtré, avec deux plaques en métal et plusieurs vices implantés autour de sa cheville. Les médecins lui ont prédit 7 à 8 mois de convalescence. Mais, hélas, ce dernier ne perçoit aucune rémunération depuis fin février. Tant qu’à sa demande d’aide sociale, les préposés du dudit ministère lui ont fait savoir que le premier paiement est prévu pour le 14 mai prochain. Entretemps, la famille vit un véritable calvaire financier.

Ce jour-là, Ludovic, chauffeur et opérateur de grue, se vaquait à détacher des sangles qui retenaient des pilonnes qu’il venait de déposer sur un chantier de construction de route. À un moment, les sangles se sont lâchées. Quoiqu’il ait pu éviter le pire, l’un des pilonnes a atterri sur l’un de ses pieds. Transporté d’urgence à l’hôpital Jeetoo, on lui a mis un plâtre et il est retourné à son domicile, à Richelieu.

Le 1er février, alors que Maurice était en alerte 3, les douleurs ont repris et Ludovic n’a pas eu d’autres choix que d’appeler les urgences. C’est finalement la police qui a dû le ramener à l’hôpital, à cause du mauvais temps qui prévalait. Là, les nouvelles s’annoncent un peu plus sérieuses après qu’on lui ait retiré son plâtre. Lors de l’émission Anou Marye Pike de ce matin, Ludovic nous a expliqué avoir constaté, à ce moment, que son pied avait été difformé. Les médecins lui expliquent, alors, qu’il doit subir une intervention chirurgicale. Ludovic retourne à l’hôpital deux jours après et se fait opérer le jour suivant, soit le 4 février.

Les calvaires de Ludovic ne sont pas loin d’être terminés, une fois qu’il fut opéré. Il contracte le virus de la Covid-19 et est mis en isolement, avec toutes les contraintes que son état implique. Une fois sorti de l’hôpital, il envoie à son employeur son certificat médical par Whatsapp. Malgré cela, il ne sera pas payé pour le mois de mars et ses appels n’y seront pour rien. Ce dernier décide, alors, de chercher une aide auprès de la Sécurité sociale. Ce qui devait mettre en rogne la direction de la compagnie.

Sollicité par Anou Marye Pike, le directeur de cette compagnie accuse Ludovic de n’avoir pas respecté ses règlements. Ludovic, poursuit le directeur, ne portait jamais des équipements de sécurité sur son lieu de travail. « Il était parti chercher de l’aide à la Sécu ?, s’interroge-t-il.

Nous avons aussi essayé de contacter Mariahven Caramben, du ministère du Travail, pour nous éclairer sur ce cas. Hélas, nos tentatives sont restées vaines. Au final, nous sommes tournés vers Leevy Frivet, consultant en lois du travail. Ce dernier, même en déplacement aux États-Unis, a bien voulu guider Ludovic Prosper dans ses démarches.

Leevy Frivet nous a déclarés qu’une compagnie est dans l’obligation d’informer le ministère du Travail de tout accident impliquant ses employés. Si elle ne le fait pas, elle va à l’encontre de la loi. Au cas où cela n’a pas été fait pour Ludovic Prosper, ce dernier peut se rendre au bureau du travail pour informer ledit ministère de son accident.