D’année en année, le nombre d’utilisateurs de drogues ne cesse de s’accroître. Un fléau qui se propage aux quatre coins de l’île et dont la courbe ne fléchit plus. Comment lutter contre les conduites addictives ? Comment crée une prise de conscience et de parler ouvertement du problème ?

L’association Solidarite Marye Pike a tenté de relancer le débat ce lundi 25 juillet, avec l’ONG CUT. L’idéal, selon le Collectif Urgence Toxida serait de briser le tabou autour de la drogue, chez les parents. L’éducation et la prévention demeurent nos meilleurs alliés, en matière de lutte.

Selon Jamie Cartick, Chargée de projet et de plaidoyer chez CUT, les affiches et autres campagnes publicitaires ne marchent plus. « Il nous faut garder l’esprit ouvert et innover en termes de méthodes de prévention », conseille-t-elle. Poursuivant sur sa lancée, elle a ajouté qu’il nous faut, aujourd’hui, ne pas se voiler la face et accueillir les jeunes qui se droguent, sans aucun préjugé.

Jamie Cartick a maintenu que, ce sont les anciens usagers de drogues qui sont les plus aptes pour aborder le sujet de la prévention avec les jeunes. En ce sens, nous avons appris que des cellules d’écoute sont organisées en journée avec des « Peer Educators » qui connaissent la problématique. Un travail en amont et de longues haleines, selon elle. La prise en charge des personnes, voulant sortir de ce fléau, demeure compliquée et le nombre de rechutes sont toujours élevés.

Pour les personnes qui veulent cesser la prise de substances illicites, nos invitées les conseillent de se tourner vers un programme de substitution, l’ONG CUT les orientera vers l’association AILES, qui se charge d’évaluer le degré d’addiction des patients. Suite à une première évaluation, ils sont réorientés vers un des hôpitaux régionaux de l’île, pour une prise de sang. À savoir que la prise de contact se fait dans des « Induction Centers » et les patients doivent se munir leurs cartes d’identité.