
Malgré les années, la situation n’a peu, voire jamais, évolué pour les habitants du Camp Berthelot à Chebel. En effet, tout laisse croire que le train de développement ne veut pas passer dans ce petit hameau, où vivent moins de 50 familles. Selon Stéphanie, qui est intervenue en direct ce matin dans notre émission, les autorités ont définitivement oublié cette région, car les problèmes s’accumulent sans que pour autant des solutions ne soient trouvées ou proposées, par les autorités gouvernementales et locales. Les appels lancés par les habitants de Camp Berthelot n’ont jamais eu, jusqu’ici, de réponse.
Camp Berthelot, qui est situé à la fin de la route de Chebel qui mène à Gros Cailloux, soit après le passage du métro-express, est loin d’être une région qui respire le bonheur. Ses habitants vivent un stress constant, et ce depuis des années, notamment, en ce qui concerne le transport public. Selon Stéphanie, qui habite à Camp Berthelot depuis sa naissance, la question de transport est récurrente, alors que selon la NLTA la ligne 182 est desservie par des autobus individuels.
«Mais depuis des années, soit depuis que je suis née à Camp Berthelot, il y a deux horaires que le bus passe. Il s’agit notamment de 7h15 et 7h45. Après ces deux passages, il n’y a plus aucun bus qui vient à Camp Berthelot, sauf si sur la route de retour vers Chebel, il y a une personne qui paie pour Camp Berthelot. Donc, pour sortir de Camp Berthelot c’est compliqué que ce soit en semaine ou en weekend. Alors que pour aller faire une petite course à Chebel, il faut payer Rs 200 pour le taxi du retour », s’injure Stéphanie.
Il est bon de savoir que la ligne 182 part de Gros Cailloux pour Cité La Cure, mais les bus s’arrêtent à Chebel. Puisque les habitants de Camp Berthelot votent pour les élections municipales de BBRH, Stéphanie explique qu’en deux occasions, cette année, elle a envoyé une pétition au Maire de BBRH pour d’une part expliquer leur cauchemar et demander aussi qu’un espace pour les enfants soit aménagé, de même que des autorisations pour que des petits commerces puissent opérer. « A ce jour personne, à la municipalité n’a daigné me répondre », peste Stéphanie, qui ne sait plus à quel saint se vouée. D’où sa décision d’en parler dans notre émission.
Toutefois, il est regrettable de constater que les autorités que nous avons contactées, à savoir la maire de BBRH et le ministre du Transport, Alan Ganoo n’ont pas répondu à nos appels, étant pris, disent-ils, par des fonctions.