
À Maurice, il existe un cadre légal pour protéger les salariés de toute forme d’abus et la « Workers Right Act » a été promulguée pour éviter toute forme de non-respect des droits des employés. Justement, la rédaction de l’association « Solidarite Marye Pike » a été alertée d’un cas où un salarié a été licencié de manière injustifiée. Une situation impliquant un menuisier en aluminium et un ‘’contracteur’’. Intervenant lors de l’émission « Anou Marye Pike », ce matin, vendredi 2 septembre, le salarié, qui a préféré garder l’anonymat, nous a raconté son calvaire.
Tout a commencé lorsque Charles (prénom fictif) a rejoint une société spécialisée en production de composants en Aluminuim, l’an dernier. Lors des négociations avec celui qui deviendra son employeur, Charles négociera son salaire et des autres avantages associés à son poste. Les deux parties tomberont d’accord sur un salaire avoisinant les Rs 1000 par jour de travail et des frais de transport s’élevant à Rs 80.
Sauf que les choses ne se sont pas passées pas comme prévu et l’employeur a décidé de ne plus respecter l’accord conclu avec Charles. Sans consultations, ce dernier a revu à la baisse le salaire de ce dernier. Une situation qui dure depuis plus d’un an, déjà.
Lorsque Charles a demandé des explications sur le montant de son salaire à son employeur, celui-ci lui répondu qu’il y aura une augmentation dès qu’il aura fait un an au sein de la société. À savoir, qu’à ce moment-là, Charles avait passé plus d’une année à travailler pour la compagnie. Et comme un malheur ne vient jamais seul, le 24 juillet dernier, Charles contracte la Covid-19. En apprenant la nouvelle, l’employeur a décidé de le mettre à la porte.
Mis devant les faits, ce matin, lors de l’émission « Anou Marye Pike », nos journalistes ont pris l’avis d’un consultant en droits des travailleurs. Leevy frivet, a conseillé à Charles de se tourner vers le ministère du Travail pour déposer une plainte. S’agissant de la révision salariale, il dira qu’un employeur n’a pas le droit de revoir le salaire d’un employé sans son consentement, après un accord écrit ou verbale. D’ajouter qu’un patron ne peut pas remercier un employé sans une raison justifiée et sans que le cas soit passé devant un comité disciplinaire. Au cas contraire l’employeur est dans l’obligation de payer à l’employé en question, son temps de service, son bonus en prorata et ses congés non pris.