Une vidéo publiée hier, mercredi 5 avril, sur la page Facebook de l’association Solidarite Marye Pike, a suscité une vive émotion chez les internautes. Les images montrent un enfant en bas d’âge, sans défense, qui subit des violences physiques et verbales. Une scène difficile à regarder !

Il est bon de noter qu’à aucun moment la rédaction de l’association Solidarite Marye Pike n’a visé un centre en particulier dans son article intitulé « Maltraitance au sein d’une maison d’accueil : un bébé sauvagement battu par une responsable ». Notre intention était, initialement, de dénoncer ce type d’agissements afin de conscientiser le plus de gens possible, sur les violences faites à l’égard des enfants. Et nous estimons ne pas avoir failli dans notre tâche, car les images, visionnées par plus de 150 000 internautes, parlent d’elles-mêmes et ne peuvent être niées. Une scène d’une violence, sans précédent, qui a mis tout le pays en émoi.

Indignation et consternation ont été les sentiments qui ont animé la population mauricienne et les autorités concernées. Des milliers de messages et de commentaires ont, ainsi, défilé sur notre page. D’une part, la Brigade pour la protection de la famille a réagi, en condamnant fermement ces scènes de violences. D’autre part, un préposé du ministère de l’Égalité des genres et du Bien-être de la famille, nous a affirmé que ces pratiques sont intolérables et qu’un suivi a été fait après que les faits ont été accomplis.

D’ailleurs, de sources bien informées, nous avons appris que l’agresseur n’est nulle autre que la mère de l’enfant. Cette dernière, issue d’un milieu précaire, était bel et bien dans un centre d’accueil au moment où la scène a été filmée en 2020.

La directrice d’un centre d’accueil, qui nous a contactées ce matin, jeudi 6 avril, a tenté de dédouaner son institution de cette affaire. Nous tenons ici à préciser qu’avant son appel, nous ne savions même pas où avait été tournée cette vidéo. D’un ton autoritaire, elle nous a avancé qu’aucun personnel de son centre n’était impliqué, de près ou de loin, dans cette agression. Elle est même allée jusqu’à dire que notre association porte préjudice à son centre, au lieu de condamner une telle pratique. Mais qu’advient-il, alors, de la sécurité même l’enfant ? Ce centre qui est censé protéger les droits de la femme et de l’enfant, ne doit-il pas intervenir de manière à garantir la sécurité de ses occupants ? Cette directrice, ne doit-elle pas, en priorité, condamner un tel acte, au lieu de nous dire qu’elle va aider la maman à porter plainte contre la SMP ?

Nous avons également appris de sources sûres que la mère a bénéficié d’un avertissement, en écrit, et a reçu un accompagnement psychologique suite à l’agression. Affaire à suivre…