Admis au sein d’une école confessionnelle dans les hautes Plaines Wilhems, Matéo R., 8 ans, ne communique plus. Le garçonnet ne s’adapte pas à ses camarades de classe et encore moins à son environnement. Une conséquence causée de la prématurité. Cela devient compliqué pour ses enseignants et sa mère, Marie Jane R. La mère se fait un sang d’encre quant à l’avenir de son fils.

Chargée de recouvrement, Marie Jane, 41 ans, travaille pour le compte d’une entreprise privée. Elle habite dans un bloc de la NHDC dans la région de Moka depuis bientôt un an. « Mo ti osi dyslexie depi mo lenfans. Me avek coudme mo bann profeser zordi mo pe viv enn lavi normal », confie Marie Jane.

Séparée de son époux, Marie Jane a refait sa vie avec Jean Hughes, chauffeur de profession. Son ex-époux, lui, a mis le cap sur l’Hexagone. Depuis, selon elle, Jean Hugues s’occupe de Matéo comme son propre enfant.

Matéo, selon la maman, suivait des traitements de l’orthophonie au sein d’un centre privé. Sauf qu’elle a dû mettre fin à ses traitements par un manque d’argent. Tout ce qu’elle souhaite que son enfant puisse retrouver une vie normale. C’est la raison pour laquelle, Marie Jane a fait appel à la Solidarite Marye Pike (SMP).
De son côté, la SMP a sollicité Arvin Authelsing. Le directeur de la Special Education Needs Authority, via un message Whatsapp, a invité la mère à se présenter à l’IVTB House le plus vite possible pour étudier le cas de Mathéo.