La vie de Devi n’a jamais été un long fleuve tranquille. Cette mère de 4 enfants, dont le plus petit est âgé de 5 ans, n’a été qu’une perpétuelle lutte pour que ces derniers se sentent en sécurité. Une sécurité qu’elle n’a jamais eue, malgré ses 13 ans de vies conjugales. En effet, comme Devi a expliqué en direct dans notre émission de ce matin qu’elle a été victime de violences depuis qu’elle s’est mariée.

 « Je vis ce cauchemar depuis 12 ans. Je suis avec lui à cause de mes enfants, mais lorsque ces derniers sont devenus grands et que mon mari a continué à me frapper et aussi à terroriser les enfants, je n’en pouvais plus », a expliqué au téléphone Devi, qui habite la région de Mesnil.

Cette situation a fini par pousser Devi à porter, plusieurs fois, plaintes contre son mari. Selon Devi, le mari a fini par quitter le toit conjugal, mais ce n’est pas pour autant que ses malheurs ont terminé. En effet, Devi doit non seulement trouver Rs 6 500 mensuellement pour payer le loyer de la maison, mais elle doit aussi trouver les moyens financiers pour subvenir aux besoins de ses quatre enfants.

« Mon mari a quitté la maison d’un seul coup sans rien laissé. Il y a des dettes concernant le loyer de la maison et aussi pour autres choses », a rappelé Devi, comme pour donner une idée du piège dans lequel elle se retrouve. Mais pour sortir de l’ornière et aussi pour conserver sa famille, Devi a renégocié la location de la maison dans laquelle elle et ses quatre enfants vivent. Toutefois, si le propriétaire a décidé de passer l’éponge sur les loyers impayés, il une demande néanmoins une avance de trois mois, soit Rs 19 500, pour permettre à Devi de continuer à occuper la maison.

Comme un malheur ne vient jamais seul, Devi a également eu affaire avec la CDU (Child Development Unit) concernant ses enfants. Elle raconte elle est actuellement en procédure de divorce et que son époux continue à la harceler par le biais de ses enfants, qu’il cherchait à soulever contre leur mère.

Tout récemment, Devi a décroché un emploi comme bonne à tout faire, moyennant un salaire de Rs 3 000. Mais elle a été conseillée d’abandonner son travail, car il y a un risque que la CDU enclenche les procédures pour lui retirer ses enfants. Car elle ne peut pas les laisser sans assistance.

Tout cela, pour vous dire que Devi n’est pas au bout de ses peines, car elle est coincée entre le marteau et l’enclume, à savoir quitter son emploi, même temporaire, et ne rien avoir pour payer son loyer et le menace de son propriétaire qui lui réclame une avance de trois mois. Pour toute forme d’aide, vous pouvez appeler Devi sur le 5 8418883.