La méthadone est considérée comme étant un traitement palliatif pour les usagers de la drogue, voulant stopper la prise de substances illicites. Une thérapie de substitution qui a fait ses preuves à Maurice, selon l’ONG Collectif Urgence Toxida (CUT).

Comme nous le savons tous depuis des années maintenant, les opinions divergent concernant le lieu de distribution de la méthadone. À l’heure actuelle, la distribution se fait dans des stations de police. Or, pour l‘organisme susmentionné, cette pratique est considérée comme étant une forme de stigmatisation. L’on parle ici, d’un problème relevant de la santé publique. Et des anciens usagers qui sont désormais des patients sous traitement.

Les membres de l’ONG CUT estiment que les postes de police ne sont pas des endroits adaptés pour la distribution de la méthadone et que les autorités devraient se tourner vers des centres de santé. Jamie Cartick, chargée de projet et de plaidoyer au sein de l’ONG CUT, nous a des détails sur la prise de cette substance.

Elle nous a assurés que les études démontrent que le traitement marche, mais que la prise du traitement, seule, ne fonctionne pas. Sauf s’il y a des programmes de soutien, en amont tant, sur le plan physique et psychologique. Nous avons aussi appris que la méthadone ne procure pas de « High effect », mais agit plutôt pour stopper l’état de manque.

Il faut savoir que l’état de manque s’accompagne d’un ensemble de symptômes et de manifestations, qui peuvent se traduire par des troubles d’anxiété et d’irritabilité, entre autres. Un autre aspect qui est décrié par CUT, est le manque de suivi des patients. Un ancien usager de la drogue, qui est sur le traitement de substitutions, n’est pas en mesure de savoir où en est son degré d’addiction, cela, même après des années sur la méthadone. On dénote, aussi, une certaine peur chez les utilisateurs de ne plus avoir accès à ce programme. Les autorités ne sont pas, également, en mesure de savoir si une personne a mis un terme à sa prise de substances illicites ou pas, après son traitement à la méthadone. « Il n’y a pas de suivi spécifique, au cas par cas », a affirmé Usha Jugurnauth, Coordinatrice des activités terrain de l’ONG CUT.

Il y a aussi une forme de confusion qui règne à Maurice, entre la ‘’Méthadone Substitute Therapy’’ et la ‘’Methadone Maintenance Therapy’’. La première nommée, régularise les doses en fonction du progrès accompli, tandis que l’autre est sur une durée indéterminée. À savoir qu’un contrat est signé au commencement du programme et que si une personne ne se pointe pas à la distribution trois jours d’affilée, le programme est automatiquement stoppé.