
Elle a le social dans le sang, et elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Elle, c’est Milene Abdoolkader, directrice et fondatrice de l’association Elles C Nous, qui existe depuis bientôt 15 ans. Située à Beau-Bassin, cette association dispense plusieurs cours de rattrapage à des enfants issus des quartiers défavorisés de la Zone 1 ; Pailles, Pointe aux Sables, La Tour Koenig, Grande Rivière et Petite Rivière. Et de la Zone 2 ; Chebel, Beau-Bassin, Vuillemin, Riche Lieu, Camp Levieux et Trèfles. En outre des cours de rattrapage scolaire, ces enfants bénéficient également de matériels scolaires, repas gratuits, activités sportives et de loisirs. Cela, avec le soutien indéfectible d’un sponsor étranger.
Milene Abdoolkader était l’invitée de l’émission Anou Marye Pike du lundi 5 septembre. Lors de cette émission, la présidente et fondatrice de l’association Elles C Nous estime qu’il est grand temps d’introduire une école des parents. Une école qui pourra soutenir les familles et les professionnels dans les domaines de la parentalité, de la vie familiale et de l’adolescence. Cette institution, dira-t-elle, aura comme tâche d’accompagner et d’aider à résoudre les problèmes du quotidien comme les difficultés des relations familiales, les difficultés scolaires, ou encore le mal-être. Le comportement de certains jeunes, s’explique, insiste Milene Abdoolkader, par un manque d’affection. « Il faut savoir comment aborder un jeune de nos jours. Je vous cite l’exemple du jeune qui a été embarqué à la gare de Rose-Hill, par des policiers. Les policiers auraient dû l’aborder autrement. Cette montée de violence ne nous amène nulle part. »
Lors de son exposé, la présidente et fondatrice de l’association Elles C Nous réclame également l’introduction de l’éducation sexuelle dans le cursus scolaire. Une éducation qui permettra à préparer les élèves à leur vie d’adulte. Car l’éducation à la sexualité se fonde sur les valeurs d’égalité, de tolérance, de respect de soi et d’autrui. « Plusieurs organisations non gouvernementales ont fait une représentation au niveau du ministère de l’Education. Nous attendons toujours une décision de nos décideurs. Entretemps, la situation se corse davantage », prévient-elle.
Tous ceux ou celles qui souhaitent bénéficier du soutien de cette association peuvent appeler sur le 5 783 64 18.