Anne-Gaëlle Joly, verra-t-elle la lumière au bout du tunnel ? Seul le temps nous le dira. Son destin sera remis aux mains des médecins indiens à la fin de ce mois-ci. Âgée, tout juste, de 3 ans, cet enfant souffre d’une malformation au niveau du cœur, et ce, depuis la naissance. Une anomalie cardiaque communément appelée dans le jargon médical, une cardiopathie congénitale. Un trouble qui selon nos informations, touche près de 200 bébés chaque année dans le monde.

Le 30 juin prochain, la fillette sera appelée à subir une seconde intervention chirurgicale, en Inde. Une opération délicate et cruciale qui déterminera de l’avenir de ce bébé. En ordre général, cette anomalie au niveau du cœur provoque des difficultés au niveau la distribution du sang oxygéné dans le corps. Une condition qui peut faire que la peau de l’enfant tourne au bleu.

Les premiers signes
C’est le 25 mai 2019, que la petite Anne-Gaëlle a vu le jour. Un accouchement par césarienne réalisé à l’hôpital Jeetoo, au neuvième mois de grossesse de Mélanie Joly, la maman. Jointe au téléphone, ce jeudi matin du 16 juin, cette habitante de Pointe aux Sables nous a avoué que ce n’est qu’à partir du troisième mois de grossesse qu’elle a su qu’elle était enceinte.

Selon ses dires, c’est au sixième mois de grossesse qu’elle a pressenti que son enfant ne sera pas comme les autres. Lors d’un check-up médical de routine, les infirmiers du dispensaire de la région découvrent que le cœur du bébé ne battait plus. Ces derniers aviseront Mélanie de se rendre à l’hôpital le plus proche en urgence. Après des analyses poussées, les médecins ne constatent aucune irrégularité. Le bébé était bel et bien en vie.

La confirmation de la maladie
Anne-Gaëlle, malgré les quelques problèmes survenus lors de la grossesse de Mélanie, est venue au monde un samedi aux alentours de 20 heures. Au départ, aucun signe ne laissait présager que l’enfant n’était pas en bonne santé. Les médecins annoncent même à la mère que l’enfant jouissait d’une santé plus ou moins normale.

Le lundi d’ensuite, le pédiatre de l’enfant annonce une anomalie chez l’enfant, après avoir écouté les battements du cœur du bébé. Une annonce qui laisse les parents sur leur faim. Tout allait, pourtant, pour le mieux durant le premier mois suivant sa naissance. Cela, jusqu’au premier rendez-vous médical du bébé. C’est, en effet, à ce moment-là qu’ils prennent connaissance de la malformation cardiaque de leur enfant.

Deux mois après, les choses s’enveniment et le bébé tombe gravement malade, pour la première fois. Anne-Gaëlle est admise d’urgence à l’hôpital et les résultats d’analyses décèlent, cette fois-ci, une infection pulmonaire. Les médecins annoncent, alors que l’enfant doit impérativement subir une intervention chirurgicale. Sauf que l’opération ne peut être effectuée à Maurice.

Un bébé qui déjoue tous les pronostics
Ainsi, en 2019, la famille Joly se tourne vers le ministère de la Santé pour obtenir une aide financière sous l’Overseas Treatment Scheme (OTS). Une enveloppe de Rs 500 000 leur soumise par l’état pour qu’Anne-Gaëlle puisse se faire opérer en Inde.

Alors âgée de 4 mois et demi, Anne-Gaëlle, accompagnée de sa mère, s’envole vers la Grande péninsule pour l’intervention. Mélanie et sa fille passeront trois semaines, à Chennai, ou ladite opération sera réalisée. L’intervention durera huit heures au lieu de cinq, et l’enfant fera même un arrêt du cœur en salle d’opération.

À la sortie de son bébé du bloc opératoire, Mélanie apprend du cardiologue que son enfant devra subir une nouvelle opération à l’avenir. De retour à Maurice, Anne-Gaëlle, suit ses traitements à l’hôpital. C’est lors du passage des spécialistes étrangers à Maurice que Mélanie apprend que l’opération réalisée en Inde, n’a pas été un succès. Ces derniers ajouteront que tant que l’enfant ne se fera pas traité contre son infection pulmonaire, aucune opération au niveau du cœur ne peut être réalisée. Une intervention qui se doit d’être accomplie au plus vite, car, selon les pronostics des médecins plus l’enfant grandi, plus elle perd ses chances de survie.

Une lueur d’espoir au bout du tunnel
Entre temps, Mélanie Joly, 21 ans, a dû mettre fin à ses activités professionnelles pour s’occuper de sa fille. La seule source de revenue de la famille Joly, provient du conjoint qui évolue dans le secteur privé comme « helper ». À une question de notre journaliste, Mélanie, nous a affirmés que pour l’heure l’enfant jouit d’une santé plus ou moins stable.

Dans pas moins de 15 jours, Mélanie et Anne-Gaëlle devront prendre l’avion de nouveau, pour se rendre en Inde pour la seconde opération de la petite. Une 2e intervention au coût de Rs 800 000. Ayant déjà bénéficié de l’aide du gouvernement, auparavant, le ministère de la Santé a décidé d’accorder uniquement une somme de Rs 300 000 pour ce prochain voyage. La famille devra, donc, trouver une somme additionnelle de Rs 500 000, pour ce déplacement.

Pour Mélanie, le risque est là, mais elle reste confiante que cette opération est la lueur d’espoir qu’elle attend pour sa fille. À travers cet article, nous lançons un pressant appel à la générosité des Mauriciens, pour venir en aide à cette famille. Pour toute information complémentaire, Mélanie, est joignable sur le 5 499 84 28. Il est aussi possible de faire un don sur le numéro de compte suivant le : 000 449 551 989 (MCB).