
« Nou’nn avanse, nou pe avanse, nou pou avans ankor plis. Me nou bizin remet nou en kestion ». Tel est le constat dressé par la secrétaire de Caritas Ile Maurice, Patricia Adèle Félicité, interrogé sur la position de Maurice face à la pauvreté et l’exclusion sociale. C’était hier, lundi 30 août, lors de l’émission « Anou Marye Pike », présentée par Frédéric Arékion et qui était axée sur les stratégies de lutte contre la pauvreté.
Patricia Adèle Félicité estime que durant les deux années précédant la crise sanitaire, l’Etat a su enclencher le levier pour soutenir les familles. Cependant, elles sont nombreuses qui ne perçoivent pas suffisamment d’argent pour envoyer leurs enfants à l’école. En l’absence de sources de revenus, ces dernières dépendent, dans certains cas, uniquement de leurs parents pensionnaires.
Avec la hausse du panier de la ménagère, causée par la conjoncture économique mondiale qui connaît un ralentissement, force est de constater que les familles vivent de plus en situation de promiscuité. C’est-à-dire une situation où plusieurs membres d’une seule et même famille se retrouvent à vivre dans un espace limité. Un fait qui n’a pour finalité que d’exacerber les problèmes familiaux. Ainsi, ces familles consomment les produits les moins chers et excluent la qualité pour avoir au moins un repas par jour.
Il a aussi été question, lors de l’émission, du problème de logement pour les familles vulnérables. Pour Patricia Adèle Félicité, ce facteur est un élément essentiel voire primordial pour le développement d’une personne. Elle a insisté sur le fait que le droit à un logement décent peut faire reculer la pauvreté dans notre société. Il est vrai que la demande continue d’augmenter mais elle espère que la promesse des 12 000 maisons se concrétise pour permettre aux Mauriciens d’acquérir un logement. Elle encourage aussi les familles en situation de précarité de s’enregistrer auprès du Social Registry of Mauritius (SRM) ou du National Data base for Vulnerable.