
Ils n’ont rien perçu pendant 4 mois. La famille Hosseny ne savait plus où se donnait la tête. Entre les dettes qui s’accumulaient et se trouver de quoi à manger, c’était un véritable calvaire que vivait cette famille. Vous vous souvenez, peut-être, de la vidéo que nous avons publié le 5 septembre dernier, dans laquelle Halima racontait leur martyre après que la pension d’invalidité de son époux, Salim (Youssouf), avait été supprimée. La dernière fois que Salim a reçu sa pension, c’était en début du mois de mai 2022.
Halima peut se sentir, enfin, soulagée. Hier, dimanche 2 octobre, elle a pu toucher la pension de Salim ; pour ce mois-ci et les arrérages depuis le mois de juin. ‘’Par la grass Bondie, nou fine ressi gagne pension hier, par la bank. Mo mama pe comans paye bane dettes’’, nous a raconté son fils ce matin, au téléphone. Mais le plus gros soulagement, pour elle, sera de ne plus devoir se tracasser pour le repas du soir, surtout qu’elle a une fille de 10 ans et qui est en primaire.
Pour rappel, Salim, aujourd’hui âgé de 54 ans, avait eu une crise cardiaque sur son lieu de travail en novembre 2015. Il fut diagnostiqué avec une insuffisance cardiaque et la fraction d’éjection du ventricule gauche (FEVG) – ‘’Ejection Fraction (EF)’’ en anglais – est évaluer à 40 pourcents. À savoir que la FEVG (ou EF) normale pour un homme est de 52 à 72 pourcents et pour une femme elle est de 54 à 74 pourcents. En sus de cela, il souffre de l’hypertension, de l’asthme et du diabète, entre autres. Il est aussi sous traitement à l’hôpital Brown Sequard.
Depuis 2015, rien n’avait changé dans les diagnostics sur les certificats médicaux de Salim. Pourtant, en mai de cette année, la Sécurité sociale avait supprimé sa pension. Depuis, c’était l’indignation et l’incompréhension totale chez les Hosseny. Surtout que Halima ne pouvait pas travailler après ses deux opérations aux genoux. Elle a été opérée pour la première fois en 2019, suite à une arthrose à son genou droit. En février de cette année, elle a dû repasser sur le billard pour son genou gauche. Les parties endommagées par l’arthrose ont été remplacées par des prothèses. Halima dit souffrir encore plus, depuis sa deuxième opération.
Au niveau de la SMP, on avait dépêché une équipe de tournage et l’un de nos médecins, la docteure Nadia Ancharuz, chez les Hosseny à Vallée Pitot. Salim ne réagissait même pas à notre présence et somnolait la plupart du temps, assis dans le sofa du salon. Quant à Halima, elle ne pouvait à peine faire quelques pas, sans se plaindre de douleurs. À savoir que notre physiothérapeute, Arveen Jhugursing lui a rendu visite la semaine dernière et a pris son cas en main.
Nous avons aussi fait des suivis du cas, au niveau de la Sécurité sociale. Halima avait fait appel de cette décision du ‘’Medical Board’’, le 16 mai dernier, mais ce n’est que le 20 août que celui-ci avait statué sur le cas de Salim. Une lettre avait été envoyée à la famille le 23 du même mois. Malgré cela, les Hosseny n’ont rien touché en septembre. Une situation qui a de quoi faire perdre la tête toute personne qui a à y faire face.
Lors de notre visite, Halima nous avait raconté qu’elle a dû prendre des provisions à crédit, mais que le boutiquier en question ne pouvait plus leur donner davantage. Cette maman de 48 ans, a dû mettre ses problèmes de santé de côté et a dû travailler dans un snack du coin, quand sa santé le lui permettait, pour ramener de quoi à manger pour sa famille.
Après ces 4 mois de calvaire, les Hosseny ne souhaitent plus subir de tels cauchemars. Ils croisent les doigts pour que l’année prochaine, ils n’auront pas à attendre aussi longtemps. Cela, avant que le board ne décide que Salim n’est pas une personne qui peut travailler, vu que son état de santé est irréversible.