Chaque individu a droit à un environnement propre et sain. Sauf que pour Didier Salvara, tel n’est pas le cas. Habitant la région de Brisée Verdière, ce père de famille mène un combat pour faire valoir ses droits à un espace moins nocif à sa santé et celle de sa famille. Des pierres taillées à la chaux déposées dans une cour à proximité de sa maison seraient la source du problème. Selon Didier, la poussière émanant de ces pierres représenterait un risque pour la santé de sa famille.

Didier Salvara est aujourd’hui persuadé qu’avoir été exposé à cette forte concentration de poussière de chaux, depuis des années, pourrait être à l’origine des problèmes pulmonaires dont est victime son fils. Dix ans que ce père de famille, soucieux de la santé de sa famille, fait le pied de grue entre les institutions pour qu’ils aient le droit de respirer un air qui ne soit pas nuisible à leur santé. Hélas, pour eux aucune solution n’a été trouvée. Durant ces 10 ans, ils ne peuvent ouvrir les fenêtres de leur maison étant donné que la poussière émanant des pierres taillées à la chaux s’infiltre à l’intérieur. Un problème majeur et qui serait à l’origine de complications.

C’est la raison pour laquelle il s’est tourné vers l’association « Solidarite Marye Pike » pour trouver une issue de secours. Intervenant lors de l’émission de ce matin, lundi 30 mai, Didier nous a avoués qu’il craint pour la santé de ses proches. Dans la foulée, il nous a fait savoir qu’il a sollicité le District Council de la région, la police de l’environnement et les autorités sanitaires, mais aucune action n’a été prise jusqu’ici. Ce n’est que samedi dernier que des officiels de la police de l’environnement seraient venus sur les lieux pour faire un constat de la situation.

Une descente qui n’a pas été au goût du propriétaire des pierres. Ce dernier n’a pas manqué d’insulter Didier, cela en dépit de la présence des policiers. Didier a même déposé une plainte au poste de police de la localité.

Sollicité par nos journalistes, le président du conseil de district de Flacq, Ravi Jugoo, nous a donné l’assurance qu’un suivi du cas sera effectué. Joint au téléphone, l’inspecteur Vishwanaden Amassay de la police de l’environnement a, lui aussi, abondé dans le même sens et nous a affirmé que le nécessaire sera fait très prochainement. Une demande en bonne et due forme sera alors formulée auprès des autorités concernées. Une lueur d’espoir pour Didier, dont l’épouse a été victime d’une attaque cérébrale.

Depuis, c’est Didier qui s’occupe des besoins matériels et physiques de sa femme alitée. Pire encore son fils a tout dernièrement commencé à avoir des problèmes de peau et des troubles respiratoires.