
À seulement 22 ans, elle assume des rôles multiples. Entre son quotidien de maman et ses obligations professionnelles, elle a su trouver son équilibre. Cette semaine, la rédaction de l’association « Solidarite Marye Pike » s’intéresse à Anastasia Mondré-Grégoire, assistante administrative au sein du département média. Interrogée sur la manière dont elle concilie vie professionnelle et vie familiale, cette jeune mère, nous a livré ses secrets. D’ailleurs, elle sera de nouveau maman dans quelques semaines.
Entre gérer l’agenda de la rédaction et s’occuper de sa famille, Anastasia Mondré-Grégoire n’a pas le temps de chômer. Rien n’est laissé au hasard. Alors, comment arrive-t-elle à tout gérer ? Son secret ? Tout réside dans un emploi du temps bien calculé et dans le fait d’anticiper ses journées, nous a-t-elle déclaré. Pour Anastasia, la journée commence par la préparation des affaires de son fils et de son époux, avant de s’attaquer au ménage. Une fois ces tâches terminées, la jeune femme se rend au travail. Malgré ce planning chargé, elle arrive à ne pas s’emmêler les pinceaux.
Anastasia Mondré-Grégoire est née et a grandi dans la région de Barkly. Issue d’une famille modeste, elle a dû renoncer à ses études en forme V, en raison de sa grossesse. Une décision prise suite aux obstacles qui se sont dressés sur son chemin. Au départ, le regard et les paroles de certains furent difficiles à digérer. Au-delà des préjugés, Anastasia Mondré-Grégoire saura garder la tête haute et surmontera cette étape difficile de sa vie. La même année, elle donnera naissance à son premier-né, Jayden, le fruit d’un amour de jeunesse. Elle assumera, alors, les rôles de la mère et du père de cet enfant, vu que son partenaire d’alors ne voulait pas s’impliquer. Toutefois, elle recevra le soutien inconditionnel de ses parents et de ses grands-parents.
C’est à l’âge de 13 ans qu’Anastasia Mondré-Grégoire s’est immiscée, pour la première fois, dans le social. Il faut dire que l’ADN du travail social coule de source, puisqu’elle a développé cette vocation aux côtés de sa mère. Cette dernière dispensait des formations aux toxicomanes de la région de Barkly. Dès lors, Anastasia s’est sentie concernée et se consacre, corps et âme, à cette cause, en vue de conscientiser les personnes de son quartier. Une décision qui a été grandement motivée par son vécu, ayant eu des proches qui se sont adonnées à la consommation de la drogue. Elle donnera alors la chance aux familles victimes de ce fléau, de s’exprimer. Son travail consistait à tendre une oreille attentive à ces familles et à sensibiliser les jeunes sur les dangers de la drogue.
C’est en 2019 qu’Anastasia Mondré-Grégoire entend, pour la première fois, parler de l’association Solidarite Marye Pike. À ce moment donné, elle s’était inscrite sur la liste des bénéficiaires. Quelque temps plus tard, une proposition d’emploi lui est faite. Dans un premier temps, elle rejoint l’équipe à temps partiel, avant de s’engager à plein temps. Au début, son travail consistait à gérer le côté administratif, puis, elle a été appelée à être plus active sur le terrain. De cette expérience, elle en garde de bons souvenirs. Elle nous a avoué avoir tissé des liens d’amitié avec ses bénéficiaires. Ajouté à cela, la SMP lui a aussi permis de rencontrer celui avec qui elle partage sa vie.
Sa vision pour l’avenir ; œuvrer tant qu’elle le peut pour le bien-être des plus démunis de la société. Son rêve est d’ouvrir un « shelter » pour accueillir les personnes qui sont dans le besoin. Commentant l’œuvre caritative de Jean Michel Lee Shim, elle dira que le fondateur a réussi avec brio, à mettre un sourire sur les lèvres des plus démunis et les soulager de leurs peines. Elle voit en ce dernier, une personne humble et dépourvue d’arrogance, quelqu’un avec un grand cœur. Cela, malgré ce que les gens disent. Pour elle, personne d’autre n’aurait pu faire autant pour ces personnes qui sont au seuil de la pauvreté.