C’est de toute évidence une mère éplorée, épuisée et dont l’esprit bouillonne de questions, qui est intervenue ce lundi 14 février, dans notre émission Anou Maryé Pike. En effet, un mois après l’accouchement de son 4e enfant, Sandrine Baptiste est une femme qui vit un véritable cauchemar, qui semble ne pas vouloir se terminer. Ce matin, cette dame de 29 et qui habite la région de Pamplemousse ne sait toujours pas comment et pourquoi son nourrisson est mort à l’hôpital, 15 jours seulement après sa naissance.

Pour l’heure, ces deux questions sont restées sans réponses, puisque l’hôpital du nord n’a donné aucune explication à Sandrine et son époux sur les causes de la mort de leur bébé. Pourtant, raconte Sandrine tout allait bien après la naissance « tout à fait normal » de son fils, le 14 janvier dernier. « Même pendant toute ma grossesse, tout s’est passé pour le mieux y compris pour l’accouchement. Le seul hic qu’il y avait, mon fils a été placé dans un incubateur, car selon le médecin, son poids était insuffisant », a soutenu Sandrine Baptiste.

Cette dernière explique qu’après deux ou trois jours de la naissance de son fils, les infirmiers qu’elle a rencontrés lui ont expliqué que son bébé avait des problèmes aux poumons et qu’il y avait aussi des saignements. Par la suite, les choses se sont arrangées pour le mieux. « On m’a alors demandé d’apporter son lait et des couches. J’ai pu voir mon fils, il était bien, il jouait dans l’incubateur et affichait un sourire. J’ai pu lui rendre visite jusqu’au 26 janvier et c’était le dernier jour que j’ai pu le voir », explique une Sandrine, abattue.

Toutefois, dans la soirée du 26 au 27 janvier, le couple reçoit un appel téléphonique de l’hôpital, vers 1 h du matin, pour leur annoncer la mort de leur fils. « Pire il ne voulait pas que nous prenions possession du corps de notre enfant et voulait procéder à une incinération. Ce que mon mari a refusé catégoriquement et nous avons pris notre enfant pour l’enterrer », raconte Sandrine. Mais le malheur du couple Baptiste ne devait pas s’arrêter là, il a constaté deux choses. Primo : l’acte de décès de leur fils ne cite pas la cause de la mort et secundo : le bébé avait des marques sur le corps, comme des bleus.

Aujourd’hui non seulement Sandrine est inconsolable de la mort de son 4e enfant, mais elle veut aussi savoir la vérité ce qui s’est vraiment passé à l’hôpital SSRNH dans la nuit du 26 à 27 janvier dernier. Ne sachant pas vers qui tournée, elle a décidé de frapper à la porte de la SMP.

Ashwin Soodhoo du ministère de la Santé, est intervenu durant l’émission, mais comme il avait très peu d’informations entourant ce deces, il a demandé plus de détails pour pouvoir demander un rapport à la direction SSRNH. Il a aussi demandé à Sandrine d’aller faire, officiellement, une complainte au Manager de l’hôpital.