Georginette Souchon, 53 ans, déplore la lenteur des procédures auxquelles elle se heurte auprès des autorités pour que sa sœur, atteinte d’un cancer, ait droit à une allocation de l’état. C’était, ce matin, lundi 6 juin, lors de l’émission « Anou Marye Pike ». Un témoignage saisissant, durant lequel elle nous a exposé les difficultés administratives et financières qu’elle éprouve pour répondre aux besoins de Velinda François, sa sœur atteinte d’un cancer.

La découverte de sa maladie remonte à trois mois. C’est après l’inoculation de sa deuxième dose de vaccin que Velinda François a remarqué des changements dans son corps. La présence de ganglions aux niveaux de ses seins ont été les signes précurseurs. Inquiète, Velinda François décide de se faire ausculter dans un établissement hospitalier. Après un examen de santé, elle subit une biopsie sur l’avis de ses médecins traitants. Les résultats d’analyses tombent peu après et décèlent la présence de cellules cancéreuses dans son corps.

Le cancer dont est atteinte la quinquagénaire était déjà arrivé au stade 3. Velinda dit n’avoir eu aucun symptôme avant cela, mis à part quelques coups de fatigue. Le 29 mars dernier, elle a subi une ablation d’un de ses seins. Elle a débuté sa première session de chimiothérapie, il y a un mois de cela. La première de huit séances prescrites par son médecin pour enlever les cellules cancérigènes restantes. Se retrouvant dans l’incapacité de travailler, au vu de sa condition de santé, Velinda est passée devant un board médical de la Sécurité sociale pour avoir droit à une allocation.

Sauf que les démarches qu’elle et sa sœur ont entreprises sont restées vaines. La Sécurité sociale exige, maintenant, une nouvelle attestation de son médecin. Cela, malgré qu’elles soient en possession d’un document en bonne et due forme. Georginette Souchon, ne comprend pas l’insistance des autorités pour que le document soit renouvelé. Idem pour son médecin traitant, qui est lui aussi dans l’incompréhension, car la maladie dont est atteinte la patient ne se guérie pas du jour au lendemain. A l’heure actuelle, elle ne sait pas où en est le dossier, et déplore le fait que les officiels de la Sécurité sociale les font tourner en rond et entre les diffèrent branches de l’organisme.

Entre temps, c’est Georginette qui se charge de s’occuper des besoins de sa sœur. Selon son témoignage, Velinda est plus ou moins autonome, mais doit avoir quelqu’un à son chevet lors de ses sessions de chimiothérapies.

Ne percevant qu’un mince salaire de technicienne de surface dans un établissement scolaire, elle n’arrive pas à trouver l’argent nécessaire pour l’achat des médicaments ou encore des produits de consommation, adaptés au régime de sa sœur. C’est la raison pour laquelle Georginette s’est tournée vers l’association Solidarite Marye Pike pour chercher de l’aide pour Velinda.

Georginette ne nous a pas caché que sa sœur bénéficiait auparavant d’une aide sociale de 1 400 roupies. Cette aide a été stoppée, par la suite. Velinda se nourrit uniquement de légumes et a besoin de compléments alimentaires. Une problématique pour elle qui n’arrive pas à sortir la tête de l’eau avec la hausse du coût de la vie.

Après avoir écouté les doléances de Georginette, notre journaliste l’a conseillé de se tourner vers le Fonds de solidarité nationale. Chose qu’elle a déjà faite mercredi dernier, sauf que ces derniers l’ont dit que ce n’est qu’en décembre qu’elle percevra une somme d’argent. Le cas sera, ainsi, été référé au département concerné au sein de la Sécurité sociale et un suivi sera également fait.