
Dix années se sont écoulées depuis que ses enfants ont été pris en charge par la Child Developpement Unit (CDU). Durant toutes ces années passées, il aurait eu droit qu’à une seule visite. Pire encore, il n’aurait aucune nouvelle d’eux et ne saurait dire où, exactement, se trouvent ses deux fils, âgés de 9 et 14 ans. Que faire en cas de refus du droit de la garde et quelles sont les avenues possibles pour ce père de famille, qui ne veut que le bien-être de ses enfants ? C’est ce que nos journalistes en plateau, Emma Chelumbrum et Patrick Jean Louis, ont tenté de répondre ce matin, vendredi 9 décembre.
En effet, c’est lors de l’émission « Anou Marye Pike », diffusée entre 10 heures à 11 heures, que Jean- Daniel Frédérick, s’est confié à nous. Il nous a, notamment, fait part des difficultés dont il fait face pour obtenir le droit à la garde de ses enfants. Face aux rejets constants de la Child Developpement Unit (CDU), Jean- Daniel Frédérick déplore la façon d’opérer de cet organisme.
Il convient également de dire qu’en toile de fond de cette affaire, figurent des allégations de maltraitances infantiles de la part de la mère des enfants. Cette dernière vivait à l’époque dans la rue, avec ses deux fils qui étaient alors en bas âges. Tel serait la raison principale qui aurait motivé les autorités a les embarqués et à les placer dans un « Shelter ». D’ailleurs, nous avons appris que la mère biologique des enfants, les aurait abandonnés après avoir déserté le toit conjugal pour refaire sa vie.
Cela fait maintenant plus de deux ans que Jean-Daniel Frédérick mène une bataille pour obtenir la garde de ses fils. Hélas, il se heurte constamment aux refus des autorités. Ce dernier serait tantôt appelé à refaire sa vie et à rénover sa maison pour pouvoir accueillir ses enfants. Une situation que peine à comprendre ce soudeur de profession, qui se retrouve aujourd’hui dans une impasse.
Sollicité pour la rédaction pour commenter l’affaire, Darmen Appadoo, fondateur de l’Ong SOS Papa, déplore, lui, la façon de faire des autorités. « Ban la loi existant pas pran en consideration laspect humain dans ca kalite cas la », s’insurge-t-il. Poursuivant sur sa lancée, il regrette qu’il n’y ait aucune provision faite pour que les parents, dont les enfants sont accueillis dans des « Shelters », aient un droit de visite. La seule issue, selon lui, serait que le parent ait recours à la justice. Mais comment procéder lorsqu’un parent n’a pas les moyens ? ‘’Il faut se rendre à l’évidence ; la majorité des Mauriciens ne peuvent se payer les services d’un avocat’’, nous a-t-il déclaré.
Nous avons également appris que Jean-Daniel Frédérick a eu droit à une visite, programmée pour ce lundi 12 décembre, dans un des bureaux de la CDU à Port-Louis. S’agissant du cas de Jean-Daniel Frédérick, Darmen Appadoo s’interroge sur la manière dont la visite sera faite. Est-ce que les officiels feront de sorte qu’un professionnel soit présent lors de cette rencontre ? Car les enfants n’ont, hélas, pas vu leur père depuis plus que dix années.
La meilleure des solutions est que Jean Daniel sollicite les services d’un avocat pour obtenir la garde. Nos journalistes ont, ainsi, rassuré ce dernier que l’association « Solidarite Marye Pike » déléguera l’un de ses avocats pour faire un suivi de l’affaire.