
Aider son frère à réaliser son rêve, qui pourrait en même temps assurer son avenir. C’est, en effet, la délicate mission que s’est octroyée Sophie Perrine de Tranquebar. Pour y parvenir, cette enseignante a besoin de trouver Rs 600 000, pour compléter un budget de Rs 1,2 millions. Cette somme est nécessaire pour régler les frais administratifs de son frère, auprès de l’University of Prince Edward Island (UPEI) pour des études en ‘’Computer Science and Data Analyst’’.
En effet, c’est un appel de détresse de la part de Sophie, en faveur de son frère, que nous avons entendu ce matin en direct dans notre émission. Le frère de Sophie Perinne, âgé de 19 ans, qui vient tout juste de terminer son HSC, a obtenu une place au sein de la prestigieuse l’University of Prince Edward Island, situé à Charlottetown sur l’Île du Prince-Édouard.
Selon Sophie, son frère, qui a obtenu son admission par le biais de ses résultats du HSC, aurait dû déjà partir. Mais faute de moyens, son départ a été repoussé, car il ne dispose pas de fonds suffisants pour compléter ses démarches. « Selon les critères de cette Université, nous avons besoin de prouver que nous avons Rs1,2 millions sur un compte bancaire. Chose que nous n’avons pas pour l’heure », explique amèrement Sophie.
Orpheline de père, l’enseignante qui a déjà contracté un emprunt pour sa maison n’est pas éligible à un nouveau prêt. Alors que le salaire que perçoive sa mère n’est pas suffisant pour essayer d’obtenir les Rs 600 000 manquantes. « Les Rs 600 000 que nous avons pu réunir, c’est le maximum que nous pouvons faire. Nous ne savons plus à quelle porte frapper », avoue timidement Sophie.
Le frère de cette dernière, pourra-t-il réaliser son rêve ou doit-il tout simplement abandonner ? C’est idée que récuse Sophie et d’où la raison pour laquelle elle a frappé la porte de la SMP. Au cours de notre émission de ce matin, l’attaché de presse du ministre de l’Education est intervenu. Selon Elivssen Adaken, le ministère offre son soutien pour des études à l’étranger que par le biais des bourses et non par des financements directs.
Dans la foulée, il a été conseillé à Sophie de frapper à la porte de la Sécurité sociale, qui vient en aide aux enfants orphelins. L’idée d’un crownfunding, ou encore, que le frère de Sophie débute ses études universitaires à Maurice et prendre le temps de récupérer la somme manquante pour ensuite s’envoler pour le Canada.
« Mon but, c’est d’aider mon petit frère à accomplir son rêve. Nous ne demandons pas l’argent en cadeaux. Pas du tout. Nous sommes en mesure de rembourser cet argent à toute personne qui peut nous aider », martèle Sophie, déterminée dans sa mission.