
C’est un fait. La loi oblige les institutions publiques et corps paraétatiques à garantir au moins 3 % de postes à pourvoir à des personnes souffrant d’un handicap. Une obligation légale qui s’applique à toutes les entreprises privées, comptant plus de 35 employés. Mais cette loi n’est pas toujours suivie à la lettre. Et ce n’est pas Ashwini G., qui nous contredira.
Face à ce refus, Ashwini G., 19 ans, est incapable de se faire une place dans la société…et au soleil. Et pour cause, souffrante d’une malformation au niveau de sa main gauche depuis sa naissance, cette habitante de Chamouny n’arrive pas à décrocher un job. De plus, elle est appelée à confronter le regard des autres sur son état physique.
Reshmi, sa mère, intervenait dans l’émission Anou Marye Pike le mercredi 14 septembre
Et comme un malheur ne vient jamais seul, la pension d’invalidité que percevait la jeune femme a été également suspendue cette année. Depuis, c’est l’incomprehension totale chez la famille G. « Depi laz 5-an li gagn sa pensyon la. Aster banla inn arret son pensyon akoz selon bann dokter li pena enn andicap plis ki 60 % » confie Reshmi, avec tristesse.
D’où son appel envers la Solidarite Marye Pike. « Banla fini appel li pou interview me zame donn enn repons. Ek mem si li gagn enn travay si so bann collegue riy li. Plizir fwa mo zenfan inn vinn lakaz apre so premye zour travay ek plore avek nou » poursuit-elle.
Sollicité pour une réaction, Ali Jookhun invite la jeune femme à se faire enregistrer auprès du « Training and Employment of Disabled Persons Board ». Ce board, insiste le travailleur social, est apte à octroyer un travail à Ashwini. « Un demandeur passe toujours par une formation avant de faire le placement. Seul ce board peut résoudre le problème de la jeune femme. Mais il faut, d’ors et déjà, qu’elle se fasse enregistrer », insiste Ali Jookhun. Un déplacement que la jeune femme ne tardera pas à effectuer.