
Jenssy Sabapathee mérite toute notre respect! Grâce à son intervention, deux adolescentes ont été sauvées par les autorités dans la matinée du 13 février. Valeur du jour, les deux ados sont admis à l’hôpital Jeetoo sous stricte surveillance. La grand-mère arrêtée ; la mère interrogée et le quinquagénaire derrière les barreaux.
Tout démarre à partir d’une publication sur les réseaux sociaux, Facebook en date du mardi 13 février. Cette publication fait mention d’un trafic d’enfants dans le village de Canot. C’est une internaute qui a sifflé l’information à Jenssy Sabapathee. Elle réclame son intervention pour sauver les deux adolescentes de cet enfer.
Fidèle à sa vocation, Jenssy démarre une enquête interne avant d’informer Ameeta Ramdour de la Brigade des mineurs. Le même jour, cette dernière et son équipe effectue une descente dans le village de Canot à la base des renseignements fournis par Jenssy.
Comme par chance, l’adolescente de 16 ans et la grand-mère étaient à la maison. Tandis que la petite de 13 ans, elle, était à l’école. La grand-mère et sa petite fille sont alors embarquées au poste de police de Bambous.
Sous le feu roulant de questions, la grand-mère nie toute accusation. Pendant ce temps, une équipe de la Child Development Unit (CDU) a été mandée sur les lieux.
Même si l’ados de 16 ans a fait de la résistance, tel n’a pas été le cas pour la petite de 13 ans. Elle s’est confiée sans difficulté auprès de l’officier de la CDU. Ce qui devait arriver, arriva !
La police a procédé à l’arrestation du quinquagénaire, un habitant de Vallée des Prêtres. Ce dernier, selon nos renseignements, couvrait la grand-mère des cadeaux. « Li mem fer zot rasyon la fin di mwa. Li donn zot portab osi. Li donn zot lezot kitsoz tou », confie une source proche de ce dossier.
Choquant et révoltant. C’est en ces termes que Jenssy Sabapathee a qualifié cette affaire. « Plusieurs familles attendent toujours le bonheur d’être parents, ici on a une grand-mère qui agit en tant que proxénète pour ses petites filles. J’espère que la ministre Kalpana Koonjoo-Shah sortira de son mutisme pour condamner cet acte. Les femmes continuent toujours à être victimes de violence. Avec l’application Espwar et le Hotline qui reste toujours occupé, qu’est-ce que la ministre a fait pour combattre ce fléau ?, s’interroge-t-elle.