C’est un véritable élan de solidarité qui s’est dégagé autour d’Amirah, une habitante de la Plaine Verte, marchand ambulant de son état, et qui s’est retrouvée sans travail et sans le sou, en raison de l’effondrement de sa PME. En effet, commercialisait la mousse noire, du lait badam, jus de limon et tamarin, la mousse de coco et du rasmalai, jusqu’en décembre dernier.

Mais à la reprise en janvier 2022, Amirah, qui vendait jusqu’à deux gros bac à glace de ses produits par jour, s’est retrouvé avec d’importants invendus. Du coup, plus que 400 bouteilles de ses produits sont restées au frigo, à tel point qu’elle n’arrivait plus à s’en sortir. De ses pertes, elle n’a eu ni profit et n’a même pas pu ravoir son capital. Plus que meurtrie dans son âme, Amirah a dû prendre la difficile décision de tout arrêter et de ne reposer que sur les maigres revenus de son mari, qui exerce le métier de maçon.

« Je me suis beaucoup investie dans ce petit business. Je marchais tout le long de la rue La Corderie, jusqu’au marché central, en passant par la gare du nord chaque jour. Je devais payer un taxi pour sortir et rentrer chez moi, car les deux bacs à glace étaient assez lourds à transporter », peste Amirah, dont la voix a commencé à changer lorsqu’elle a évoqué la pénibilité de ce qu’elle faisait chaque jour pour gagner sa vie.
Dans le sillage de l’arrêt de ses affaires, elle a dû quitter la maison qu’elle louait à Pailles, pour s’installer chez sa belle-mère à Plaine Verte. Mais les malheurs d’Amirah ne se sont pas arrêtés là, puisque la météo a aussi influencé les revenues de cette famille, car le temps n’a pas permis à son époux d’aller travailler. « De ce fait, depuis un mois ma petite fille ne va pas à l’école, car je n’ai pas de nourriture à lui donner », regrette Amirah.

Pour gagner un peu d’argent, Amirah a décidé de mettre en vente un frigidaire qu’elle avait acheté à Rs 25 000 pour seulement Rs 11 000. Une annonce qu’elle a postée sur les réseaux sociaux et qui va, finalement, va la sauver.

En effet, un groupe de dames, Les Sœurs Muslmanes, a pris contact avec elle pour la conseiller de ne pas aller de l’avant avec la vente de ce frigidaire, puisque c’est un « asset ». Ce groupe de femmes a, même, proposé à Amirah de l’aider financièrement et aussi en lui faisant don de nourriture. Ce qui fait que depuis cette semaine Amirah est à nouveau sur ses pieds. D’autre part, la responsable du Muslim Departement de la SMP, Waheda Bibi Mosafeer, est aussi intervenue pour venir en aide à Amirah.