
Sa vie a basculé, subitement, le jour où son épouse a décidé de déserter le toit conjugal. Cela fait maintenant plus de 11 mois que Jean (prénom fictif) s’est retrouvé seule à vivre dans sa maison, à Curepipe.
Lorsqu’on l’a interrogé sur les raisons du départ de celle avec qui il partageait sa vie, Jean, n’a pas été en mesure de nous répondre. Il s’est contenté de nous dire que « Li finn quitte nou du zour au lendemain sans prevenir avek mo deux zenfan ».
Depuis ce malheureux événement, ce quinquagénaire n’arrive plus à subvenir à ses besoins. Joint au téléphone par la rédaction de l’association Solidarite Marye Pike, Jean, nous dira que son dernier repas remonte à plus de 24 heures.
Âgé de 51 ans, ce chauffeur-livreur éprouve des difficultés à joindre les deux bouts. Père de deux adolescents, âgés de 12 et 17 ans, Jean, perçoit un mince salaire de Rs 12 000 par mois. Une somme d’argent, malheureusement, insuffisante étant donné que plus d’un tiers de son salaire va dans la location de sa maison. Une situation qui peut être néfaste pour sa santé, étant donné qu’il est cardiaque et qu’il a de l’hypertension. Il s’est tourné vers la SMP pour bénéficier d’une aide en termes de denrées alimentaires. De notre côté, nous avons sollicité l’ONG Collectif Jeunesse, qui œuvre dans la région de Curepipe, pour lui venir en aide.