Malgré son jeune âge, Charlène est passée par des épreuves très difficiles. Cela, en dépit des nombreux obstacles qu’elle a dû surmonter. Aujourd’hui, contre vents et marées, elle essaie du mieux qu’elle le peut pour assurer le bien-être de ses enfants. Trois au total, âgés entre 5 à 8 ans. Ces derniers ont grandi loin de leur père qui ne s’est jamais occupé d’eux. En effet, cela fait maintenant quatre ans déjà que Charlene a pris la décision de se séparer de son conjoint. La vérité est qu’elle était au départ angoissée à l’idée d’élever seule ses enfants.

Charlène exerçait le métier de ménagère dans un établissement hôtelier très réputé dans la région Est de l’ile avant que la situation ne s’envenime. Les problèmes ont commencé à partir du moment où elle a emménagé une maison à Bel Air. Une demeure qu’elle louait pour la somme de Rs 2 000 par mois. Ladite maison se trouvait dans une cour où d’autres personnes, parentes à la propriétaire, vivaient. Il n’aura pas fallu attendre longtemps avant que la bombe n’explose. Quelque temps après son emménagement, elle a commencé à subir des harcèlements moraux et sexuels d’un voisin occupant la même cour.

Une persécution qui commence à devenir de plus fréquente, jusqu’à ce que le pire se produise. Suite à son refus de se soumettre aux avances de l’agresseur, ce dernier tente un acte de violence avec l’aide d’un sabre. Une scène qui s’est produit devant les yeux de ses enfants, qui sont aujourd’hui traumatisés. Charlène finit aux urgences après cet incident et dépose une plainte au poste de police de la localité. Une démarche qui sera vaine car l’agresseur n’a nullement été inquiété.

Sollicité par la rédaction de la SMP, la propriétaire nous dira qu’elle est bel et bien consciente des agissements de son frère. Mais qu’hélas, elle n’a aucun contrôle sur ce dernier et qu’elle subit, elle-même, les foudres de son frère.

N’ayant nulle part où aller à sa sortie d’hôpital, la jeune mère et ses trois enfants ont dormi sur les bancs de la gare d’autobus de Flacq, pendant deux jours. Cela, jusqu’à ce qu’elle fasse la connaissance d’un bienfaiteur qui lui propose un hébergement à Trou D’eau Douce. La seule contrainte est que la maison n’a ni porte, ni fenêtre.

Après avoir traversé toutes ces épreuves, Charlene cherche aujourd’hui une aide pour sécuriser sa maison. Son souhait : est de retrouver une vie stable et que ses enfants reprennent le chemin de l’école.