À Maurice où ailleurs, les actes de violences domestiques touchent toutes les classes sociales. Personne n’est à l’abri de ces actes ignobles perpétrés par des maris, ou voir dans certains cas par des femmes, qui sont adeptes à la violence. Bien que de plus en plus de victimes viennent de l’avant pour dénoncer leurs tortionnaires, d’autres préfèrent garder le silence.

Marie Anna Christopher n’a pas mis longtemps à réagir face aux agissements répétés de harcèlements moraux et physiques de son mari. Jointe au téléphone par notre rédaction, elle nous a avoué ne plus pouvoir subir les coups de son bourreau.

À 30 ans, elle a préféré recommencer sa vie à zéro avec ses deux enfants, au lieu d’être confrontée à l’acharnement de son époux. Ce dernier, selon Marie Anna, avait une fâcheuse tendance à agir de manière violente quand il buvait. Sa consommation est régulière et est telle qu’il est devenu accro à l’alcool, a-t-elle soutenu.

Après une énième dispute survenue en juillet dernier, Marie Anna Christopher, a décidé de mettre un terme à ce calvaire. Soucieuse de son bien-être et de celui de ses enfants, elle a insisté, le soir même de la dispute, pour que son époux quitte le toit familial.

Il faut préciser que le mari de Marie Anna est maçon de profession et que ses enfants bénéficiaient d’une aide sociale de la National Empowerement Foundation (NEF). Cette aide a été supprimée en janvier dernier, pour des raisons qui sont restées floues pour Marie Anna.

Depuis le départ de son époux, Marie Anna, s’est retrouvée dans une position financière assez délicate, en raison de l’absence de revenu. Dettes et factures se sont accumulées, au point où elle ne sait plus où se donner de la tête. Et c’est là, la principalement motivation qui l’a obligé à retourner chez ses parents.

Aujourd’hui, Marie Anna sollicite la générosité des Mauriciens et souhaite pouvoir rebondir, pour le bien de ses enfants, âgés de 7 et 9 ans.