
Un acte ignoble, digne d’un individu sans scrupule qui exploite la faiblesse d’une famille en détresse, pour en tirer des avantages. Cette phrase résume parfaitement la situation dans laquelle se retrouve la famille Joly. Cela, quelques jours seulement après avoir lancé un appel aux dons, sur les réseaux sociaux pour leur fille malade.
L’annonce initiale avait pour but de réunir une somme Rs 500 000, pour qu’Anne-Gaëlle Joly puisse se rendre en Inde. Un séjour de deux semaines, pour que la petite atteinte d’une malformation au cœur puisse se faire opérer.
Sauf qu’à la grande stupéfaction de Mélanie Joly, la mère d’Anne-Gaëlle, un individu ou un groupe d’individus malintentionné, s’est fait passer pour les parents de sa fille sur les réseaux sociaux. Le présumé malfrat aurait falsifié un document de la police qui circulait sur Facebook, en changeant le numéro de contact sur ledit document. Une démarche faite dans le but de profiter de la générosité et de la bonne fois des donateurs.
Contactée, ce matin, vendredi 17 juin, par la rédaction de l’association Solidarite Marye Pike, Mélanie nous a assuré qu’elle compte porter plainte à la Central Investigation Division (CID). Mise devant les faits accomplis, Mélanie, nous a également fait part que son époux a même tenté de prendre contact avec le ou les malfrat(s) en composant le numéro de téléphone qui a été apposé.
Au téléphone avec l’époux de Mélanie, une femme a eu l’audace de se faire passer pour les parents de l’enfant. Les Joly essayent alors de tendre un piège à celle qui était à l’autre bout du fil. Continuant son jeu d’acteur mal inspiré, cette dernière a, même, eu le culot de demander une somme plus conséquente, quand les parents ont prétendu faire une transaction bancaire, dans le but d’avoir son adresse.
En règle générale, pour qu’une personne puisse récolter des fonds, via une collecte d’argent, une demande en bonne et due forme doit être déposée aux Casernes centrales. Une procédure de vérification pour s’assurer de l’authenticité des documents et du cas, est ensuite enclenchée.
À savoir que cet acte est considéré comme un délit en vertu de la Public Collection Act. Toute personne reconnue coupable est passible d’une amende de Rs 5 000 et d’une peine d’emprisonnement ne dépassant pas 12 mois. À noter que tout cas suspect doivent être rapportés au poste de police le plus proche ou sur le 148.