La violence dans le couple est un fait de société qui a, pendant longtemps, été un sujet tabou. À une époque pas si lointaine, les victimes n’osaient même pas en parler ouvertement et ne savaient pas comment réagir, face à de telles situations. Mais au fils du temps, les choses ont changé progressivement et les langues ont commencé à se délier. Désormais, les victimes viennent de l’avant pour dénoncer leurs bourreaux. Mais dans certains cas, les victimes ne vont pas au bout de leurs démarches, par crainte de représailles.

C’est en tout cas la situation qu’a vécue Valérie (prénom fictif), qui a été sous l’emprise d’un époux violent. Une situation qui dure depuis, aujourd’hui, neuf ans. Selon les révélations de cette mère de trois enfants, les premiers coups ont commencé alors qu’elle venait tout juste de se marier. Pendant toutes ces années, elle a subi les violences de son époux. Chaque dispute finissait en combat de boxe, nous a-t-elle avouées. Malgré de nombreuses tentatives de dénonciations, elle n’est jamais allée au bout des choses, jusqu’à ce que ça commence à dégénérer.

C’est en juillet dernier, après une énième dispute, qu’elle décide de briser le silence. Valérie va, cette fois-ci, porter plainte et formuler une demande pour obtenir une ordonnance restrictive. Suivant cela, son époux qui vivait jusqu’à tout récemment dans la maison familiale des parents de Valérie, est mis à la porte. Une décision qu’elle s’est résolue à prendre pour son bien-être et celui de ses enfants.

Une manière pour elle de se protéger de cet être malveillant, qui devenait de plus en plus violent à chaque fois qu’il consommait de l’alcool. Selon Valérie, mise à part les actes de violence physique, son époux manifestait aussi des comportements obsessionnels. « Il m’empêchait de sortir et me demandait même d’arrêter de travailler ».

À savoir que depuis le départ de ce dernier, Valérie est la seule à subvenir aux besoins de ses trois enfants âgés de 4, 8 et 12 ans, tous scolarisés. Une tâche qui devient de plus en plus difficile pour elle, étant donné qu’elle travaille uniquement trois fois par semaine. Malgré cela, elle tient bon et ne souhaite pas revenir sur sa décision. Elle songe, même, à divorcer dans un proche avenir. Entretemps, elle sollicite l’aide des Mauriciens pour une aide alimentaire. Elle fait appel, également, pour que l’on puisse lui venir en aide pour payer des factures impayées.

La lutte contre les violences faites à l’encontre des femmes, forme partie des combats auxquels l’association Solidarite Marye Pike tient à cœur. En tant qu’une ONG, notre objectif est d’éveiller l’opinion publique grâce à la sensibilisation.