Comme le dit l’auteur, Alain Gordon-Gentil dans son recueille « Devina » sur Maurice, « le malheur n’a pas d’odeur, mais il a toujours une couleur ». Une phrase qui résume bien ce qu’ont vécu Aurélien et sa mère Joanne, depuis un drame survenu en février dernier.

En effet, le 24 février 2022 est une date à marquer d’une pierre noire pour la famille L’ingénu, issue de la région de Quatre-Bornes. Un jour où leur ainé Aurélien aura failli perdre la vie après une chute du 6e étage d’un bâtiment à Ébène.

Un drame qui s’est déroulé sur son lieu de travail alors qu’il se rendait au petit coin, à des mètres en hauteur. Ce jour-là, le jeune a eu beaucoup de chance. Un petit miracle qu’il soit en vie, pourrait-on dire ! Il a eu les poumons perforés et la vessie, les épaules et la colonne vertébrale endommagés, ce jour-là.

Des séquelles de cette chute, il en portera tout au long de sa vie. En situation de mobilité réduite, Aurélien, qui autrefois était libre de ses mouvements, est aujourd’hui entièrement dépendant de son entourage, à seulement 19 ans.

Un cas qui a été débattu lors de l’émission Anou Marye Pike, ce lundi 2 avril, par nos journalistes qui se sont entretenus avec Joanne, la mère de l’adolescent. Pour elle, il est clair que le contacteur a une grande part de responsabilité dans ce qui s’est produit. À cet égard, elle en a profité pour dénoncer le non-respect des normes de sécurité par l’employeur de son fils. Selon elle, il s’agit là d’une société qui a, dans le passé, eu des démêlés quant à ses normes de sécurité.

Lors de son intervention nous avons, également, appris que la compagnie n’a pris en charge qu’une partie des frais de clinique d’Aurelien, à hauteur de Rs 200 000 seulement. Une somme qui était insuffisante pour couvrir la totalité des soins et de l’opération à la colonne vertébral au coût de 1,2 millions de roupies. Une intervention délicate qui a réduit ses chances de remarcher un jour.

Pour avoir des conseils sur ce cas,  nous avons sollicité l’aide de notre physiothérapeute, Arveen Jhurgursing. Il est d’avis que cette famille a besoin de beaucoup d’attention et que la situation est choquante et triste.  Il estime, également, que cette situation ne doit pas être évident pour ce jeune de 19 ans. Selon lui, il s’agit d’un problème très complexe et qu’il faut établir les faits avec ses médecins traitants, avant de tenter une approche physiothérapique.