
Géraldine (prénom fictif) vit séparée de son époux, un Mauricien, depuis maintenant deux ans. Ils ont entamé les procédures de divorce depuis un an et attendent toujours que celui-ci soit prononcé. Ses enfants, un garçon de 4 ans et une fille de 6 ans, vit avec leur père dans un village situé dans le nord du pays et Géraldine habite, elle, à Baie du Tombeau.
Géraldine vit une situation assez particulière, puisque tous les jours elle doit faire le trajet de son domicile à celui de son époux pour s’occuper de ses deux enfants. En moyenne, ça lui revient à une somme de Rs 3 000 qu’elle doit trouver, tous les mois, pour payer ce déplacement. Hormis cela, Géraldine a un loyer de Rs 9 000 à payer et avec les factures d’électricité et d’eau, c’est un total de Rs 12 000 qu’elle doit s’acquitter à chaque fin de mois.
Certes, les parents de Géraldine, même s’ils sont des retraités, lui envoient de quoi la soulager pour ses dépenses. Toutefois, cette mère de 31 ans est vouée à elle-même pour acheter de la nourriture. La jeune femme fait aussi des menus travaux comme le nettoyage ou même le désherbage des cours, ici et là, quand les personnes de la localité la sollicitent. Hélas, ce ne lui assure pas un revenu fixe.
Après presque un de chômage, Géraldine a travaillé pendant six mois dans une école en accompagnant un enfant autiste. Toutefois, en février dernier, elle a contracté la Covid-19 et les parents de l’enfant ne l’ont pas reprise après sa convalescence. C’est à partir de là que la galère a commencé pour cette Toulousaine.
C’est, par ailleurs, la raison pour laquelle elle a décidé de contacter la Solidarite Marye Pike. Jointe au téléphone, Géraldine nous a demandé de lui mettre en contact avec des associations qui peuvent l’aider financièrement. Nous lui avons expliqué que de telles associations n’existent pas à Maurice, contrairement à ce qu’il y a en France. Nous lui avons suggéré de faire des démarches auprès de l’ambassade française, puisque celle-ci a un programme (Aide spéciale Covid-19) qui a été mis en place pour aider ses ressortissants qui ont perdu leurs emplois à cause de la pandémie. Elle devrait avoir une réponse dans une ou deux semaines, selon la préposée de l’Ambassade de France que nous avons eu au téléphone, hier mercredi 6 avril.
Géraldine nous a, également, expliqué qu’elle a un BAC en secrétariat et qu’avec ses enfants, elle peut travailler entre 8 heures et midi. Autrement, elle peut travailler à distance si l’occasion le lui permet. Elle peut aussi s’occuper des enfants, même ceux avec des besoins spéciaux, vu son expérience. Si vous êtes en mesure de l’aider, vous pouvez nous envoyer des messages sur notre page Facebook et nous vous mettrons en contact avec elle. Ou sinon, vous pouvez nous appeler au 460 47 12 ou 460 47 21.