Chaque personne a une histoire à raconter, qu’elle soit heureuse ou bouleversante. Et parfois, les images valent plus que les mots. À travers sa caméra, elle immortalise la souffrance et expose la détresse des gens. De par ses réalisations, elle vous fait découvrir le vécu de tous ceux qui sont affligés par la pauvreté, par un handicap ou par la maladie. Aujourd’hui, notre rubrique s’intéresse à Anjiny Devi Gopee, vidéaste au sein de l’association « Solidarite Marye Pike » (SMP).

Comme vous le savez sans doute, nos contenus multimédias s’exportent sur les différentes plateformes et ont le pouvoir d’alerter l’opinion publique. Semaine après semaine, notre équipe met en lumière différents aspects de notre société. Derrière cela, se cache un travail de fourmi, réalisé en amont par une équipe dédiée à la cause.

En tant que vidéaste Anjiny Gopee, accompagne nos journalistes sur le terrain et use de l’image pour capter l’instant et l’émotion que dégagent nos entretiens. À 33 ans, Anjiny Gopee est parmi les rares femmes qui exercent ce métier. Une activité dans le domaine de l’information qu’emprunte de plus en plus de médias traditionnels, avec l’internet qui devient de plus en plus accessible. Pour Anjiny Gopee, ce métier correspond à ce qu’elle avait toujours envie de faire, ayant porté un intérêt particulier pour l’art. 

« Etant, chaque semaine, exposée à des drames humains, il faut dire que ce travail demande un certain équilibre et un mental d’acier. Nous entendons, des histoires qui nous marquent et qui nous poussent à réfléchir sur la chance que nous avons », nous a-t-elle avoué. Rejoindre la SMP est toujours pour elle une expérience enrichissante, la permettant au passage de saisir la réalité du terrain, en étant derrière la caméra.

C’est au collège Pailles SSS que cette habitante de Curepipe a complété ses études secondaires. Celle qui voulait, au départ, devenir vétérinaire s’est tournée vers les arts visuels au tertiaire. Et quelque temps après, elle a entamé des études en conception graphique à l’University Of Technology of Mauritius (UTM), durant trois années. Après ses études, elle a intégré la Mauritius Film Development Corporation (MFDC) en Freelance, où elle peaufiné ses aptitudes pour la vidéographie.

Selon elle, sa passion pour l’art remonte à l’enfance étant donné que ses parents avaient cultivé une passion pour la musique.  Ce qui l’a poussé à prendre des cours en danses classiques. Anjiny Gopee a, aussi, intégré un groupe de danse par la suite et a commencé à se produire dans des spectacles à l’échelle locale. Aujourd’hui, elle jongle entre son travail de vidéaste et le monde du spectacle.

Pour conclure, Anjiny Gopee salue le travail colossal abattu par le fondateur de la SMP, Jean Michel Lee Shim, pour sa contribution sociale qui, selon elle, a changé un bon nombre de vies.