La pauvreté a toujours été omniprésente, que ce soit à Maurice ou ailleurs. Aujourd’hui, plus que jamais, les inégalités se creusent. L’avènement de la crise économique, largement dû aux deux confinements qu’a connu Maurice, n’a surtout pas arrangé les choses et n’a fait qu’exacerber la situation. C’est pour cela qu’il est nécessaire que l’état, le secteur privé, et la société civile fassent preuve de solidarité et collaborent ensemble. Dans cette équation, un réveil de conscience est primordial si l’on veut faire reculer la précarité et éliminer l’extrême pauvreté.

« Pour être en mesure de songer à l’élimination de l’extrême pauvreté et la combattre, il faut d’abord avoir une synergie entre ces trois acteurs de manière soutenu et durable » (NDLR : l’État, le secteur privé et la société civile). C’est ce que préconise Shahfaraz Rughony, président de l’organisation Rays of Hope. Il était, ce lundi 14 novembre, l’invité de l’émission « Anou Marye Pike », axée sur l’application du Plan Marshall de la National Empowerment Foundation (NEF).

Pour le président de l’ONG Rays Of Hope, il serait utile que les décideurs viennent de l’avant et adaptent le Plan Marshall avec les nouvelles normes imposées par la Covid-19. Il est important qu’il y ait des plans à courts terme et des solutions soutenables sur le long terme. D’autre part, il est d’avis que l’éducation, la formation et l’accès à l’emploi soient des facteurs clés pour l’élimination de la pauvreté. Et selon lui, l’état a un rôle très important à jouer pour permettre à chaque citoyen d’avoir des chances égales. Ceci nécessite, cependant, que les institutions fonctionnent de manière plus efficiente et en toute transparence.

Sous ce même chapitre, Shahfaraz Rughony déplore l’absence de consultation, après que le Plan Marshall a été publié en 2016. Il souhaite, ainsi, que des discussions soient entamées conjointement. Commentant la première rencontre du groupe de travail communautaire pour le district de Port-Louis, il avance que le ‘Community Working Group’ (CWG) a été une occasion pour les ONG présentes le 11 novembre dernier, de soulever des points pertinents et de réaffirmer leurs engagements.

Cependant, il dit avoir dénoté que les personnes en situation de pauvreté ont tendance à perdre espoir en l’avenir. Il y a aussi, dit-il, une dégradation du tissu social, entrainant ces personnes vers des trajectoires encore plus sombres.

Ainsi pour briser le cycle vicieux qui est la pauvreté et éviter que le flou persiste, Shahfaraz Rughony souhaite que des discussions soient entamées conjointement. Les ONG sont, certes, là pour pallier certains manques, mais toujours est-il que chacun doit se sentir concerné, a-t-il rajouté.