La situation de la seule ONG présente à Maurice qui milite pour les droits des travailleuses de sexe, « Parapli rouz », est de plus en plus inquiétante. Une position alarmante résultant du désistement des principaux bailleurs de fonds dans certains de ses projets majeurs. Résultat ; l’avenir de l’ONG et des travailleurs sociaux qui y sont attachés, est désormais en péril. Des contraintes financières ayant des conséquences inévitables qui pèsent sur l’ONG et qui auront, sans nul doute, une incidence sur les droits des travailleuses du sexe.

Pour Neha Thakurbas Luximon, coordinatrice à l’Ong Parapli Rouz, le poids du retrait de certaines subventions publiques demeure significatif. Des craintes justifiées par l’absence de fonds nécessaires qui fait que L’ONG n’arrive plus à honorer les frais de loyer et les salaires de leurs employés. Conséquences : un ralentissement des activités et le ras le bol des travailleurs sociaux qui se sentent désormais acculés. Un désastre pour les membres de cette organisation, qui ne veulent pas que ce travail de toute une vie tombe à l’eau. Notre interlocutrice estime elle que les voyants sont aux rouges et l’organisme arrive difficilement à sortir la tête hors de l’eau. Leur souhait est de surmonter ces difficultés pour continuer à venir en aide aux travailleuses du sexe.

À savoir que c’est en 2010 que « Parapli Rouz » a été lancé à Maurice, par des travailleurs sociaux, en vue de militer pour les droits des travailleurs du sexe qui subissent des percussions. Selon les chiffres officiels, l’ONG dénombre et accompagne plus de 3 000 bénéficiaires. Un nombre qui s’élève à plus de 10 000 officieusement à travers l’ile. Il est bien de faire ressortir que les activités de l’ONG Parapli Rouz se portent sur plusieurs axes tels que la prévention, la sensibilisation sur les maladies transmissibles, le développement personnel, l’accompagnement, le conseil et la représentation légale, entre autres.

Ainsi depuis 2010, l’équipe de « Parapli rouz » apporte son appui aux hommes et femmes exerçant le plus vieux métier du monde et œuvre pour que les droits humains des travailleurs du sexe à Maurice, ne soient pas bafoués.