Mylène, 31 ans, mère de quatre enfants, est dévastée par la douleur causée par l’agression perpétrée sur sa petite fille âgée de seulement 2 ans. Cette habitante de Baie du Tombeau qui intervenait dans l’émission « Anou Marye Pike », le mercredi 12 juillet, a attiré l’attention de nos deux journalistes sur les atrocités dont sa petite fille aurait été victime. Mise à part son combat contre la drogue, Mylène n’a aujourd’hui qu’une seule volonté : que justice lui soit rendue !

Il y a deux semaines, Mylène a pris une décision courageuse pour suivre une cure de désintoxication. Elle a été admise au centre de désintoxication Chrysalide, le 20 juin dernier. Cependant, étant donné qu’elle avait la responsabilité de sa fillette de 2 ans et sachant qu’un centre de désintoxication n’est pas un endroit adapté pour un enfant en bas âge, elle a confié la prunelle de ses yeux à un couple d’amis proches. Ce couple avait eux aussi une fille du même âge et Mylène avait une confiance totale en eux, car elle les connaissait depuis longtemps.

Malheureusement, les choses ont pris une tournure tragique. Un vendredi, alors qu’elle prenait des nouvelles de sa fille, Mylène a appris que sa fillette avait été admise en urgence à l’hôpital Jeetoo. Une nouvelle qui l’a laissé de marbre. Elle décide alors de quitter le centre de désintoxication le même jour.

Selon elle, c’est l’aîné du couple d’amis qui a balancé les actes de maltraitance, commis par ses parents, sur la petite fille de 2 ans. Selon Mylène, le couple aurait forcé l’enfant à manger ses propres excréments et lui auraient infligé des coups à l’aide d’une règle, qu’ils auraient au préalable chauffée au feu. Des actes impardonnables qui ont laissé des ecchymoses sur tout le corps de la petite fille et qui a provoqué son hospitalisation. Par ailleurs, elle y est toujours.

Le jour même où Mylène a appris cette terrible nouvelle, elle a déposé une plainte au poste de police de Roche Bois. Cependant, ce n’est qu’après trois jours que la police a interpellé le couple. Traduit devant un tribunal, les agresseurs présumés ont été libérés sous une caution. Une décision incompréhensible pour Mylène ! Elle s’interroge sur la décision du magistrat qui les a laissé partir pour une affaire aussi sérieuse.

Malheureusement, en raison d’une interdiction de la Cour, Mylène ne peut s’approcher de sa fille. Mais elle se réjouit de l’amélioration de l’état de santé de son enfant. Dans la matinée du mardi 11 juillet, Mylène a rencontré Taij Dabycharun, l’un de nos hommes de loi, qui lui a conseillé d’attendre les prochaines étapes judiciaires.

À travers son témoignage et l’enquête en cours, Mylène espère obtenir justice pour les atrocités dont sa fille a été victime. Une occasion pour nous de faire ressortir les problèmes, auxquels les mères toxicomanes qui veulent sortir du fléau de la drogue, ont à faire face.

Selon nos informations, on a appris que ce dossier est traité avec beaucoup d’attention au niveau de la ‘’Child Development Unit’’ (CDU).