À seulement 30 ans, sa vie n’a pas été un long fleuve tranquille. Son parcours a été, hélas, parsemé d’embuches en tout genre. Elle ne sait ni lire, ni écrire et a traversé bien des obstacles et difficultés entre précarité sociale et une maladie incurable. La situation dans laquelle elle se trouve, aujourd’hui, est le résultat de plusieurs évènements marquants. Des circonstances affligeantes qu’elle a dû endurer avec ses trois enfants sur les bras. Cette mère se bat, aujourd’hui, contre vents et marées pour leur offrir une vie décente.

Dans cet article nous mettons, ainsi, en lumière les tribulations de Jennifer, 30 ans, une mère séropositive qui élève seule ses trois enfants dans un garage. Il s’agit là, d’un cas qui ne nous a pas laissés indifférents et qui relève d’une l’urgence sociale. Le dossier a ainsi été évoqué lors de l‘émission Anou Marye Pike, ce matin, vendredi 27 mai.

Cinq mois se sont écoulés depuis que cette mère et ses trois enfants ont emménagé dans un garage. Un logis d’une pièce, qu’elle loue contre une somme de Rs 2 000 par mois. Un espace restreint où vivent quatre personnes et cela, sans toilette ni salle de bain. Jennifer vit au jour le jour, elle travaille dans un champ de canne contre une rémunération de Rs 350 la journée. Une somme qui n’est, malheureusement, pas suffisante pour subvenir à ses besoins. Pire encore, depuis quelques temps, Jennifer ne peut se rendre sur son lieu de travail dû à des soucis de santé. Une situation qui est grandement liée à sa séropositivité.

Lors de son intervention sur notre plateau, Jennifer a également mis en exergue les problèmes de logement auxquelles elle est confrontée. 13 ans qu’elle est forcée de faire le pied de grue, de maison en maison, en quête d’une stabilité dans sa vie. Alors que l’hiver s’installe, Jennifer ne dispose même pas d’un lit pour dormir dans l’habitation qu’elle occupe présentement. Elle et ses enfants sont dans l’obligation de faire leurs besoins dans un récipient qu’elle dispose après utilisation. Idem pour la douche.

Elle nous a avoué que dans le passé elle est allée chercher de l’aide auprès de différentes institutions, mais sans grand succès. En octobre 2021, Jennifer a dû même laisser passer sa chance d’avoir une maison de la NHDC. Ne sachant pas lire ni écrire, elle n’a pas été en mesure de répondre à une lettre de l’organisme qui était disposé, à ce moment-là, à lui donner une maison contre le paiement d’une somme de Rs 40 000.

Ses enfants, âgés de 14 ans ,12 ans et 5 ans, ne vont plus à l’école. Une situation des plus embarrassantes pour cette mère qui recherche désespérément une maison, un travail fixe et des provisions. C’est la raison pourquoi elle s’est tournée vers la SMP dans l’espoir que ses démarches aboutissent. Nos journalistes l’ont conseillé de se pencher vers la National Empowerement Foundation (NEF) pour formuler une demande d’aide sociale. Pour faciliter ses démarches nous avons même sollicité la députée de la circonscription no 4 (Port-Louis Nord / Montagne-Longue), Joanne Tour, sans grand succès.

Après son témoignage, la SMP s’engage à faire un suivi du dossier et de l’aider du mieux qu’elle peut. Nous profitons aussi de l’occasion pour lancer appel aux dons pour venir en aide à Jennifer.