Guylaine et Dario sont parents de trois enfants et habitent à Ste Croix. Ils ont découvert la maladie de leur fille, Félicia, alors qu’elle n’avait que 3 ans. Depuis, la fillette dépend énormément de ses parents et de ses frères, et n’est pas comme les autres enfants de son âge. Alors que leur aîné et cadet de 23 et 22 ans jouissent d’une santé de fer, ce n’est nullement le cas pour leur benjamine, âgée de 9 ans.

Ayant plusieurs complications de santé depuis sa naissance, Félicia nécessite une attention spéciale. Incapable de marcher, elle ne peut se déplacer toute seule et doit porter des couches. En 2016, Guylaine a dû l’emmener d’urgence à l’hôpital. Suivant des examens médicaux, le couple apprend que leur fille souffre de l’hydrocéphalie, soit une accumulation d’eau au cerveau. Les médecins n’ont pas eu d’autres choix que de lui installer une valve de dérivation pour évacuer le liquide céphalo-rachidien vers son ventre, afin d’égaliser la pression dans son crâne. Une intervention délicate qui lui a valu plusieurs semaines d’hospitalisation.

Félicia ne peut pas parler et a été scolarisée dans une école spécialisée. « Félicia pa koze mem. Li konn zis dir so papa so nom ek li kriye mwa ‘yetch’. Avek letan nunn fini par appran ki li pe rod dirr par so action, » explique Guylaine. Bien qu’elle mange comme chaque enfant de son âge, Félicia doit consommer des produits laitiers et doit, également, prendre des suppléments alimentaires.

Non seulement Guylaine doit s’occuper de sa fille, elle doit également veiller sur son frère de 47 ans. Ce dernier, qui est atteint d’une déficience intellectuelle depuis son enfance, habite au domicile de sa sœur (Guylaine) suivant le décès de ses parents. À cause de ses obligations familiales, Guylaine ne peut pas prendre un emploi à plein temps. Toutefois, elle aide de temps en temps sa cousine dans le restaurant familial.

« Attendant » de profession, Dario, 52 ans, travaille jour et nuit pour subvenir aux besoins de sa famille. Bien que Félicia bénéficie d’une pension de la Sécurité sociale, Guylaine à répondre aux besoins de sa fille malade. Elle a, même, dû arrêter certains traitements de Félicia. « Avan, nou ti pe amen li kot nutritionniste, me li kout ser. Nunn bisin arret so rendevou, » poursuit-elle. Guylaine raconte que Félicia bénéfice l’aide d’un homme religieux pour payer ses sessions de physiothérapie, à raison d’une fois par semaine. Ce qui est insuffisant pour le bien-être de la fillette, selon les dires de Guylaine.

Cette dernière s’est, donc, tournée vers la SMP pour bénéficier d’autres sessions de physiothérapie. Outre cette demande, Guylaine est à la recherche de couches de la taille XL. Si vous pensez pouvoir venir en aide à Félicia, vous pouvez contacter Guylaine au 5 764 6020.