
Au cours de notre émission de ce vendredi 14 janvier 2022, nous nous sommes retrouvés avec trois cas où des personnes sont à la recherche d’un fauteuil roulant auprès du ministère de la Sécurité Sociale. Mais il a été aussi constaté que, d’une part, ces personnes ne savent pas comment faire les procédures pour obtenir les allocations nécessaires pour en acheter un, et d’autre part elles se retrouvent face aux réticences des officiers de la Sécurité sociale, dans les bureaux régionaux.
En effet, nous avons pris en direct, ce matin, trois cas des personnes qui recherchent un fauteuil roulant pour leurs proches. Ces derniers se trouvent dans une situation de handicap à la naissance ou après avoir été victime d’une complication de santé. C’est le cas de le dire pour Babita, 51 ans dont la nièce, Cindy, est intervenue au téléphone pour expliquer que sa tante a été victime d’une attaque cérébrale et ne peut, de ce fait, bouger son pied et sa main gauche. Comme Babita est d’une corpulence importante, Cindy nous a expliqué qu’elle éprouve de plus en plus de difficultés à déplacer sa tante, que ce soit à l’intérieur de la maison ou à l’extérieur. Notamment pour la conduire à ses rendez-vous à l’hôpital. Une situation qui dure depuis trois ans pour Babita. Sa nièce ne sait pas à quelle porte frapper pour obtenir un fauteuil roulant pour sa tante.
Dans la foulée, il y a eu aussi le cas de Denise Botte, une sexagénaire de Pointe aux Feuilles à Mahébourg, victime elle aussi d’une attaque et qui ne peut pas se déplacer sans l’aide de ses proches. Sa belle-fille, Franchine est intervenue en direct dans notre émission pour expliquer qu’elle a entamé des démarches auprès de la Sécurité sociale, mais la réponse à sa demande se fait attendre depuis l’année dernière. Interrogée par nos soins, Franchine a soutenu qu’un officier du bureau de la Sécurité sociale lui a fait comprendre «qui ena dimoune avant Denise Botte et qui bizin attane ».
C’est aussi la même histoire pour Samuel, un jeune homme de 23 ans, en situation de handicap depuis sa naissance et dont la demande pour une allocation de fauteuil roulant, tarde toujours à être acceptée. Pourtant, ce jeune homme, qui vit avec une grand-mère de 75 ans, perçoit une pension d’invalidité et répond à tous les critères qui sont imposés par le ministère de la Sécurité sociale. Mais de plus, la grand-mère éprouve des difficultés pour assurer le mouvement de Samuel, faute d’un fauteuil roulant.
Au cours de l’émission, nous avons pu joindre au téléphone le commissaire adjoint à la Sécurité sociale, qui a expliqué que c’est une allocation de Rs 5 000, au maximum, qui est offerte à toute personne, indistinctement. Cela, si son cas répond aux critères imposés par le ministère.
Le demandeur doit avoir un certificat médical qui confirme que la personne a besoin d’un fauteuil roulant et que les revenus financiers mensuels de cette personne et de sa famille, ne dépassent pas les Rs 30 000. Pour en bénéficier, il suffit de faire la demande dans un bureau de la Sécurité sociale le plus proche. Dans un premier temps, les officiers de ce bureau doivent donner au demandeur, une liste des fournisseurs agréés par le ministère et auprès desquels une cotation doit être obtenue. Une fois, ce document en main, la personne doit se rendre à nouveau dans un bureau de la Sécurité sociale pour remplir les formulaires de demande.
Selon Dharma Ramjunum, le commissaire adjoint à la Sécurité sociale, la demande de la personne est acceptée ou rejetée, en une semaine au maximum, après une enquête des officiers de ce bureau.