
En cette journée où le monde entier célèbre la journée internationale des personnes handicapées, nous avons eu droit, ce matin dans notre émission Anou Marye Pike, à un appel, voire même un SOS, lancé par un père au Premier Ministre pour que son fils, sourd et muet, retrouve son travail chez Airmate.
En effet, Ismaël Rawat, est intervenu en direct dans notre émission pour expliquer le cas de son fils, Asfaq, qui avait soudainement perdu son travail comme « attendant » à la compagnie Airmate, une filiale d’Air Mauritius.
Asfaq est né sourd-muet, mais sa famille n’a jamais perdu confiance en son potentiel. Selon son père, Asfaq avait pris de l’emploi, une première fois en 2014 chez Airmate et a travaillé pendant 12 mois, avant que son contact ne soit pas renouvelé. Après moult péripéties, le jeune homme avait fini par retrouver ses fonctions à Ebène en 2017 et y a travaillé jusqu’en 2020.
Toutefois, son contrat ne sera pas renouvelé, une fois de plus, en raison de l’arrêt des opérations d’Airmate dû à la Covid-19. Depuis, c’est la grande attente pour Asfaq, mais son père avait cru voir la lumière au bout du tunnel lorsque le Premier ministre avait décidé, sur une base humanitaire, de réintégrer 18 pilotes d’Air Mauritius. Mais tel ne fut pas le cas.
« Je dois vous dire que j’étais un homme heureux lorsque le Premier ministre avait annoncé la réintégration de ces pilotes. Je lance, donc, un appel au PM pour considérer le cas d’un petit attendant, à l’instar de mon fils Asfaq, qui veut retrouver son travail chez Airmate », a-t-il expliqué en direct dans notre émission.
Selon Ismaël Rawat, l’état d’esprit de son fils a beaucoup changé, mais pas nécessairement dans la bonne direction depuis qu’il ne travaille plus. « Asfaq était un garçon qui aimait se distraire avec ses amis, regarder la télé ou jouer à des jeux vidéo. Depuis bientôt une année, mon fils a perdu goût à la vie », avoue Ismaël Rawat.
D’où son appel, encore, une fois au PM pour reconsidérer le cas de son fils, qui avait trouvé, en Airmate, une seconde maison.
Cet appel, sera-t-il entendu en cette journée spéciale pour nos amis autrement capables ?
Nous suivons l’affaire.