
Bénéficier d’une assurance-maladie comporte plusieurs avantages. Remboursement des frais de consultations médicales, d’hospitalisation ou l’achat des médicaments, entre autres. Sauf que, dans certains cas, les procédures pour être éligible à une police d’assurance peuvent être un vrai casse-tête. Des complications auxquelles est confrontée la famille Gaspard, qui habite la région de Moka. Ces derniers voulaient que leurs fils, autiste, soit assuré en cas de complications de santé.
En effet, Jason Gaspard n’est pas un jeune homme comme les autres. Aujourd’hui âgé de 25 ans, il est venu au monde avec le trouble du spectre de l’autisme. Un trouble neuro-développement, c’est-à-dire, des altérations du cerveau qui se mettent en place avant la naissance et qui sont impliqués dans le langage, la motricité, la perception, les émotions, les interactions sociales de la personne.
L’inclusion sociale demeurant un aspect essentiel pour le préparer à la vie en communauté, les parents de Jason l’ont inscrit à une école spécialisée soit le foyer Nazareth, à Rose-Hill. Souvenez-vous, dans un précédent article, nous vous disions que les parents de Jason éprouvaient des difficultés à trouver un van scolaire pour faire le trajet entre Moka et Rose-Hill. Ces derniers ont dû se battre pour trouver un moyen de transport pour véhiculer leur enfant. Ce problème étant résolu, les parents de Jason, soucieux du bien-être de leur fils, décident de le souscrire à une assurance santé.
Après avoir fait le tour de plusieurs compagnies d’assurance, les parents de Jason se sont vus confrontés, systématiquement, au même problème. Les procédures exigent qu’une ouverture de tutelle soit mise en place par un avoué pour accéder à la demande. Une démarche obligatoire puisque l’enfant ne peut imposer, vu sa condition, sa signature sur des documents. La tutelle est, donc, une mesure nécessaire dans de tels cas. Elle est destinée à protéger une personne majeure et/ou tout ou partie de son patrimoine, si elle n’est plus en état de veiller sur ses propres intérêts.
Toutefois, c’est une procédure qui prend du temps à se concrétiser. En premier lieu, le tuteur doit jurer un affidavit et déposer tous les documents relatifs à la demande, à un avoué. De là, une application devra être logé en Cour suprême, plus précisément à la « Family Division ». La juge en chambre formulera une demande au ministère Public, qui décidera d’obtempérer ou pas, à la demande.
Surgit alors une question d’une importance capitale : est-il vraiment nécessaire que des parents d’une personne en situation d’invalidité passe par tout ce procéder pour souscrire leur enfant à une assurance médicale ?