La vie n’a pas été de tout repos pour Soobawtee Maigha. Après 29 ans de mariage, cette habitante de Bois Chéri est contrainte de gérer un mari alcoolique et un fils qui souffre d’un trouble mental. Bouleversée, elle est au bord de l’éclatement à cause du lourd fardeau familial. La SMP lui apporte un soutien indéfectible…

A 53 ans, Soobawtee ne fait pas son âge. Les problèmes familiaux ont pesé lourd sur sa vie quotidienne. Si bien qu’elle est aujourd’hui atteinte d’une maladie rare : la quinquagénaire souffre de crampes qui provoquent une paralysie totale de ses deux pieds. Du coup, elle ne peut travailler pour faire bouillir la marmite familiale. Son époux, lui, a sombré dans l’alcool depuis qu’il a perdu son travail. La société dans laquelle il travaillait a mis la clé sous le paillasson.

Ajouté à cela, Soobawtee est contrainte de veiller sur son fils de 28 ans, atteint des troubles mentaux. Depuis le confinement de l’année dernière, celui-ci ne s’est pas rendu à ses rendez-vous habituels. Et encore moins ingurgiter ses médicaments. Depuis, il est devenu agressif si bien qu’il a, en plusieurs occasions, tenté d’agresser sa mère et d’autres membres de sa famille. « Lavi pa facil madam. Mone fagitué. Couma dir problème pa envi kit moi. Couma dir problème fine fer zis pou moi », confie Soobawtee avec les larmes aux yeux.

Cela fait plusieurs années que cette famille composée de six membres habite une bicoque dans le village de Bois Chéri. Une maison en tôle qui a pris de l’usure. Une unique pièce sert à la fois de cuisine et de chambre à coucher. Une bicoque à l’image des autres maisons non loin de sa demeure, des amas de tôle, sans porte ni fenêtres. Les déchets jonchent le sol, pour le bonheur des moustiques et des rats. Lors de grosses averses, l’endroit est «invivable», nous dit-elle. Cette famille vit dans des conditions précaires. « Mo tifi travay cot gagné. Mo lot garçon marié. Nou viv avec pension mo garçon malad. Mais pension la fine coupé pa coné kifer », s’interroge-t-elle. En effet, le fils malade de Soobawtee percevait une pension d’invalidité. Par faute de se présenter devant le panel de médecins, cette allocation a été interrompue. Aujourd’hui, cette famille ne mange plus à leur faim.

Mais la providence a mis Marie-Lourdes Spéville sur leur chemin. Alors qu’elle effectuait sa tournée dans la région, notre soldate est tombée sur cette famille. Un premier contact a été établit. « Mo fine soké kan mo fine écoute ziswtar madam là. Mo fine vraiman sagrin. SMP fine donne madam la ene Food Pack. Nou pou fer demars pou so pension et oussi nou pou lance appel pou refer so lakaz en tôle », explique Marie-Lourdes Spéville, responsable de cette région.

En effet, cette famille a été placée sur la longue liste de l’association. À partir de maintenant, cette famille bénéficiera régulièrement de la visite d’un représentant de l’association et d’un suivi médical.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *