Joanna V., une mère célibataire de 30 ans, avait fait appel à la SMP pour faire part de sa situation. Cette habitante de Terre Rouge estime qu’elle a été victime d’un licenciement non justifié. Les raisons de ce renvoi seraient ses retards et ses congés, qualifiés de récurrents par son ex-employeur. Sauf que cette mère de 2 filles dit avoir informé ses supérieurs de ses retards et absences, qui ont fait qu’elle a été remerciée par la compagnie en question.

En effet, durant notre émission Anou Marye Pike du lundi 30 mai, Joanna nous avait raconté qu’elle avait informé son ex-employeur des raisons de ses retards qui n’étaient que de 2 à 8 minutes. Elle devait attendre que le van scolaire de ses filles passe, avant de se rendre à son travail. De plus, elle dit avoir remplacé la durée de chaque retard en restant un plus sur son lieu de travail, les après-midi.

En ce qui concerne de ses dernières absences, Joanna, qui est employée comme coordinatrice, a expliqué qu’une fois sa fille a dû être hospitalisée et qu’elle n’a pas pu se rendre à son travail. Elle dit avoir, toutefois, produit le certificat médical de sa fille. Puis, le samedi 23 avril 2022, au lendemain des émeutes qui avaient éclatées dans la capitale et d’autres régions de l’île ; il y avait une perturbation dans la desserte de certaines régions, par le transport public. Selon ses dires, son ex-employé a été dûment informé des raisons de ces absences. D’où son incompréhension des explications qui ont été avancées lorsqu’elle a été licenciée.

Justement, nous avons posé la question au directeur de cette compagnie, qui se trouve dans la région de Beau Bassin. Selon ce dernier, Joanna n’aurait pas respecté les différents avertissements lancés par le département des ressources humaines (RH). Il dit que sa compagnie a tout fait pour ne pas mettre Joanna V. à la porte mais qu’étant donné les impacts de ces retards et absences sur les opérations de la compagnie, ils ont dû prendre cette décision. Toutefois, il nous a expliqué que le RH a fait le nécessaire auprès du ministère du Travail pour que Joanna puisse bénéficier du workfare programme.

Nous avons, également, contacté le bureau du travail de Pamplemousses, là où Joanna avait logé une plainte contre son ex-employeur. Selon la préposée avec qui nous avons parlé, les démarches pour le ‘’workfare’’ de Joanna ont déjà été enclenchés. De plus, la compagnie a déjà signifié son intention de payer son mois de préavis. L’inspectrice nous a, également, dit que les deux parties seront convoquées pour une nouvelle discussion si elles n’arrivent pas à un accord.