
Les enfants portant un handicap et issues de familles précaires sont, dans certains cas, privés de leurs droits fondamentaux. Assurer l’accès à l’éducation et l’intégration sociale forment partie des enjeux auxquels s’attelle à réaliser le Service d’Évaluation et de Diagnostique de l’Autisme à Maurice (SEDAM). L’inclusion demeure indispensable pour éviter toute forme de marginalisation sociale. Les personnes autistes, sont-ils capables de s’intégrer et de s’adapter en société ? Quelles sont les avenues possibles pour les enfants, parents et autres personnes qui sont en prise au spectre de l’autisme. Telle est la question posée, ce matin, lundi 7 novembre lors de l’émission « Anou Marye Pike ».
À savoir que l’autisme est une condition neurologique impliquant des déficiences intellectuelles. Les causes sont encore mal connues, même au niveau de la communauté scientifique. Chaque personne qui souffre du trouble de l’autisme est différente. Ce qui implique que les thérapies aussi différentes et adaptées aux besoins du patient. D’ordre général, l’enfant autiste a, depuis sa naissance, un retard à combler. Ces derniers ne jouent, ni ne participent dans des activités avec d’autres enfants. Ils maîtrisent mal la communication et ont une attitude qui les incite à s’isoler.
Autant de facteurs qui sont étroitement liés et qui agissent comme un frein pour l’épanouissement des personnes autistes. Pour Johan Balancy, Coordinateur du SEDAM et ‘School Manager’ par intérim, une prise de conscience est plus que jamais nécessaire pour faire avancer les mœurs. Chaque individu doit se sentir concerné par la cause. D’où l’initiative du SEDAM de créer des structures pour l’autonomie des autistes à Maurice. « Il nous faut les aider à être indépendants et de pouvoir intégrer la société. En ce sens, des campagnes de sensibilisation doivent voir le jour avec la participation de tout un chacun », nous a-t-il avancé.
Corrine Groëme, ‘Assistant School Manager’, elle abonde également dans le même sens que Johan Balancy et dit qu’il ne faut pas généraliser les cas, car il existe plusieurs degrés d’autisme. De ce fait, l’approche doit être faite en fonction des besoins de l’enfant.
Ainsi et depuis 2009, le SEDAM propose plusieurs services à ses bénéficiaires, dont des cellules d’écoute et des ateliers pour inciter au partage des connaissances. Pour ce faire, l’organisme dispose de deux écoles spécialisées ; l’une à Quatre Bornes et l’autre à Calodyne. Les étudiants qui y sont inscrits ont aussi droit à un service de transport et des repas chauds sont aussi distribués quotidiennement.
Ainsi, le principal objectif visé par le SEDAM, est de préparer ces enfants à la vie active et de les inclure, au mieux, dans la société. Des efforts sont, en effet, mis en œuvre à travers les différents acteurs concernés pour prôner une approche plus inclusive et collaborative.