Les cas de maltraitance peuvent être sous différentes formes. Un problème d’ordre mondial, qui a de graves conséquences pour ceux qui en sont victimes. L’ampleur du problème est telle, qu’elle touche toutes les couches sociales. Hélas, notre petite île n’y est pas épargnée. Et ce, malgré l’existence de différentes lois et organismes tels que la Child Developpement Unit (CDU). L’organisation qui opère sous l’égide du ministère de l’Égalité de genres et du Bien-être de la famille, et qui a pour mission de protéger les enfants contre tout éventuel abus.

À Maurice, les cas de maltraitance sont classés en quatre catégories par la Child Developpement Unit (CDU) : abus physiques, abus psychologiques, abus sexuels et négligences parentales. Et selon les chiffres officiels, la tendance semble être à la baisse. L’ensemble des signalements reçus ces trois dernières années sont au nombre de 6 225 en 2019, contre 5 917 en 2020 et finalement 4 746 pour l’année 2021. Des précisions fournies par Rattan Jhowry, Child Welfare Officer, au sein de la CDU, ce matin, lundi 11 juillet, lors de l’émission Anou Marye Pike. Une édition thématique, axée sur les droits et la condition des enfants à Maurice.

Selon Rattan Jhowry, les chiffres démontrent la volonté de ce gouvernement de lutter contre ce fléau qui gangrène notre société. « La Children’s Act 2020, qui est entrée en vigueur le 24 janvier dernier, agit comme un rempart pour protéger nos enfants des détraqués de la société » a-t-il fait ressortir. S’agissant de la protection de l’enfant, Rattan Jhowry a aussi mis l’emphase sur l’obligation d’un témoin de rapporter un cas suspect de maltraitance. Au cas contraire et selon les provisions de la loi, une personne devient alors complice de l’acte.

Il s’est également appesanti sur le travail abattu par son ministère, qui œuvre conjointement avec le ministère de la Santé, pour offrir un service de psychologie gratuite. Nous avons également appris qu’un protocole a été ratifié entre ces deux ministères pour la prise en charge lors d’un examen médical, après une éventuelle agression sexuelle, par un Police Medical Officer (PMO).

Il nous a affirmé qu’ils sont tous à pied d’œuvre entre les différentes cellules et institutions pour s’assurer qu’aucun détail ne soit laissé au hasard. Pour Rattan Jhowry, la Children’s Act 2020 durcit les lois contre les récalcitrants, et incorpore également des aspects qui n’avaient pas été pris en considération dans l’ancienne loi, tels que le « Bullying ». Une autre disposition prise, concerne l’âge requis pour passer à l’acte sexuel et le mariage, que ce soit religieux ou civile qui est passé à 18 ans.

En matière de prévention, il nous a assuré que plusieurs services sont mis à la disposition du grand public tels que des cellules d’écoutes qui offrent des discussions engagées entre parents et professionnels, la hotline 113, mais également une présence de plus en plus accentuée à travers l’île. Selon lui, l’objectif de la ministre Kalpanna Koon-Joo Shah, est que la CDU soit présente dans chaque district.

S’agissant de la controverse ‘’d’enlever un enfant à ses parents’’, en cas de maltraitance alléguée, il convient de dire que la CDU intervient uniquement en ce sens en dernier recours, et cela, uniquement sur l’ordre d’un magistrat. Il a également fait mention d’une liste de prédateurs qui sont fichés et surveillés par la police, et qui est en possession du Commissaire de police.