Passé du bonheur au cauchemar, en quelques secondes. C’est la triste situation de la famille Antoaroo de Résidence La Caverne et dont le père Ally ne sait plus à quel saint se vouer après le geste désespéré de sa fille de 13 ans. En effet, dans un accès de colère, cette jeune fille, qui avait son avenir devant elle, a ingurgité un produit ménager toxique qui a sérieusement endommagé son œsophage. À savoir que ce conduit souple et contractile, permet à toute personne de boire et de manger normalement.

Depuis le 29 octobre, la vie de toute la famille Antoaroo a basculé dans l’horreur. Depuis ce jour fatidique, ce couple, qui vit dans des conditions modestes, a peur que leur fille aînée perde l’usage de son œsophage. « Nous vivions un véritable cauchemar depuis le 29 octobre dernier. Heureusement, elle a, elle-même, décidé de ne pas avaler ce produit. Mais les quelques gouttes qui sont descendues dans sa gorge a fait des dégâts importants », nous raconte Ally, un père secoué et qui tente par tous les moyens possibles de sauver sa fille de 13 ans.

En effet, la vie de l’adolescente ne sera plus jamais un long fleuve tranquille. Depuis son acte désespéré, elle passe le plus clair de son temps sur son lit d’hôpital, que ce soit à Maurice ou en Inde. En effet, après des longues semaines à l’hôpital de Candos, les tentatives pour sauver l’œsophage de la fille d’Ally Antoaroo ont été vaines. « Ma fille a subi trois dilatations consécutives qui n’ont pas réussi. Et lors de la dernière tentative, son tube a été perforé, ce qui a nécessité un déplacement en urgence en Inde pour une opération », nous raconte Ally.

Mais là encore, ce dernier n’a pas été au bout de ses peines. D’abord sur le plan médical, il a eu a dépensé une fortune pour que sa fille soit accompagnée d’un médecin et d’un infirmier durant le voyage vers l’Inde. Puis arrivée en Inde, l’hôpital devait constater que la patiente est arrivée qu’avec un feuillet A4 avec quelques détails, mais aucun dossier médical et encore moins des radiographies. « En conséquence, j’ai dû dépenser une bonne partie de l’argent que le ministère de la Santé nous avait accordé pour que l’hôpital refasse toute son investigation », explique Ally Antoaroo. Par la suite, il devait apprendre qu’il était impossible d’aller de l’avant avec une opération à l’œsophage, car le produit que sa fille avait ingurgité continuait à être actif et que six mois d’attente étaient nécessaires pour une dissolution totale.

« De ce fait, j’ai dû accepter qu’elle fasse une opération pour installer un tube temporairement, afin que ma fille puisse s’alimenter. Du fait qu’elle ne pouvait plus manger, depuis qu’elle a quitté l’hôpital à Maurice, cela a commencé à avoir des conséquences sur sa santé et les infirmiers n’arrivaient plus à trouver ses veines pour placer une perfusion », avance Ally Antoaroo, maçon de son état et qui a presque abandonné son travail pour s’occuper de sa fille.

Une fois que le tube digestif a été placé, père et fille sont retournés à Maurice. Cela, depuis le 29 décembre 2022, avec l’espoir de pouvoir retourner à nouveau en Inde en mai prochain pour subir l’opération à l’œsophage.

 « Les Rs 800 000 que j’ai eu du ministère de la Santé sont épuisées et selon la cotation que j’ai obtenue, nous aurions besoin de quelque Rs 600 000 de plus pour qu’elle fasse cette opération… Nu envi ki mo tifi kapav retournn kouma avan. Li ti enn zanfan bien. Zordi nou leker fermal kan nu nu mange, li li pas kapav mange couma nu et li ti enn zanfan mari contan mange. Mo pe trace la nuit li jour pou mo zanfan pa mank nanier… Zordi leker fermal kan p bizin guet sa ek nu trouve nu pa kapav fer nanier pou soulaz li. Tou le gramatin li soufer avec bann remonte l’acide et so lestoma brile li kriye papa mama », pleure ce père de famille, qui a aussi une fille de 6 ans.

Si vous pensez être en mesure d’aider la famille Antoaroo, vous pouvez faire un don sur ce numéro de compte de la MCB : 000450083071.