
Instituée par l’Église, la fête de la Toussaint célébrait au départ tous ceux morts en martyrs. Puis, cette commémoration s’est étendue à tous les saints connus et inconnus. Chaque 1er novembre, l’Église honore, ainsi, ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ. Mais c’est aussi l’occasion pour les Mauriciens de foi catholique de célébrer leurs morts en faisant un pèlerinage des cimetières à travers l’île, en apportant fleurs et fraîcheur aux tombes. En effet, le jour des morts suit directement la Toussaint, mais a été créé plus tard. Le jour des morts a été observé pour la première fois en 998, alors que la Toussaint est célébrée depuis l’an 610.
Mais cette année cette célébration doit se conjuguer avec la pandémie de la Covid-19, une cohabitation quasi difficile. Depuis hier, toutefois, les cimetières ne se désemplissent pas. Les va-et-vient des personnes, de même que les marchands de fleurs et les traditionnels porteurs d’eaux, nous rappellent à quel point ces deux jours sont ancrés dans nos traditions. « Penser aux autres et surtout penser à ceux qui nous ont quittés et qui, à leurs façons, nous ont apporté le bonheur et du soutien, lorsqu’ils étaient présents parmi nous», nous a confié le curé de la paroisse de St Vincent de Paul, à Pailles.

Même si à Maurice et ailleurs, on parle en ce 1er novembre de la Fête des Morts, il nous rappelle que c’est avant tout la fête de tous les saints. A cette occasion il y a aussi des messes qui sont célébrées dans les églises à travers l’île. Aujourd’hui, par exemple, la messe célébrée en l’Eglise de Saint-Sacrement à Cassis, a été retransmise en direct sur la MBC TV 1, ce matin à 9 heures.
Mais en ce temps de Pandémie, le père Mongelard nous a souligné que cette fête a, pour certains, une signification particulière. « Cette pandémie nous rappelle à quel point il est douloureux de perdre ses proches dans des circonstances difficiles, voire inhumaines », avance le prêtre. Ce qui fait que le respect est plus que jamais au rendez-vous en ces temps difficiles, et les hommages rendus sont aussi une forme de deuil pour nos défunts.
Pour rappel la Noël, la Pâques, l’Ascension, la Pentecôte, l’Assomption et la Toussaint font partie des principales fêtes du calendrier liturgique chrétien.