Aujourd’hui notre émission Anou Marye Pike a été consacrée entièrement au problème de la mendicité à Maurice. Pour nous en parler nous avons accueilli, en direct, dans notre studio à Coromandel, le Sergent Niven Pooleecootee de la Crime Prevention Unit (CPU), une unité de la police qui travaille en étroite collaboration avec la CID, et dont les locaux se trouvent à Rose-Hill.

En effet, si vous êtes une personne qui fréquente régulièrement les rues de la capitale, celles de Rose-Hill, ou encore les aires de stationnement des Malls ; ce phénomène ne vous a, certainement, pas échappé. Il y aurait de plus en plus de personnes qui mendient, surtout dans des espaces très fréquentées comme les ATMs, les food courts et les supermarchés entre autres.

Pour le Sergent Pooleecootee, la mendicité reste un fléau que tous les pays du monde doivent faire face. « C’est un fait indéniable. Aucun pays n’y échappe, les plus puissants et les plus économiquement forts. À Maurice nous avons certainement des mendiants, mais la police agit avec aucune tolérance », a souligné notre invité.

Ce représentant de la Crime Prevention Unit souligne que la mendicité est un acte criminel, condamnable sous la section 147 du Code Criminel, sous une amende ne dépassant pas Rs 50 000 et des peines de prison.  Pour cette année, notre invité a indiqué que la police a procédé à cinq arrestations pour la mendicité et ces personnes ont été traduites devant la justice.

Comme dans ce récent cas qui s’est déroulé sur une plage de l’Est, le dimanche 24 octobre où une mère de 37 ans a été surprise alors qu’elle frappait son fils de 6 ans à l’aide d’un gourdin. Raison avancée : l’enfant aurait refusé de mendier pour elle.

Selon le Sergent Pooleecootee, la police a pris cette affaire en main et la maman a été arrêtée et l’enfant pris en charge par la Child Developpment Unit (CDU), le temps que l’enquête soit bouclée et que la justice décide du sort réservé à la maman. En effet la loi est claire : toute personne reconnue coupable de mendicité s’expose à de la prison, mais ce n’est pas pour autant que la situation évolue positivement. Avec la Covid-19 et les pertes d’emplois occasionnées, tout laisse à croire que la mendicité est devenue une option évidente d’entrée d’argent, pour certains. Toutefois pour le Sergent Pooleecootee, la mendicité à Maurice est plus une affaire de vice. « C’est le choix facile », dira-t-il.

Au cours de l’émission il a lancé un appel pour que les Mauriciens utilisent la hotline de la police, le 148, pour dénoncer, anonymement, les cas où il y aurait des abus. Que ce soit à l’égard des enfants ou des personnes âgées, qui sont forcés à mendier.

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